Mijac3

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01 novembre 2009

This is it: L'envers du décor 2

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Voici un témoignage rapporté par un membre du KOP BOARD dont le pseudonyme est MRfuture.

J'ai eu la chance incroyable de parler à quelqu'un qui a travaillé sur TII. Cette personne a travaillé avec Michael dans le passé, je l'ai déjà vu près de Michael à la TV, et je lui ai aussi vu dans le film et son nom apparaît à la fin. Il est ici, à Miami en vacances avec sa famille et un bon ami à moi le connaît. Je lui ai demandé de me laisser le rencontrer et il a été très gentil avec moi.

Il m'a dit que je pouvais partager avec vous ce qu'il m'a dit, avec toutefois la condition que je ne dévoile pas son nom.
Il est sous contrat avec AEG / Sony et est seulement autorisé à parler officiellement de bons sur le film et le concert. Comme il m'a dit "hé, je dois aussi payer mes factures, je dois donc faire ce qu'ils disent."




Il a beaucoup de respect et d'admiration pour Michael et lui a connue depuis plus de 20 ans.

Voici les choses les plus importantes qu’il m'a dites:

- Michael a toujours été très doux, humble  mais il a remarqué que pendant ces repetitions, il avait l'air encore plus humbles que d'habitude, au point qu'il a effectivement estimé Michael n’était pas rassuré ce fois-ci.
Il a perçu beaucoup de vulnérabilité en lui et tout le monde essayait de le rassurer, tout le monde voulait raviver l'étincelle en lui, celle du vieux Michael Jackson.

-Michael ne s'entendaient pas du tout avec Randy Phillips. Tout le monde le savait, même Phillips le savait. Phillips avait une façon très arrogante de traiter avec Michael, il était peur que Michel ne soit pas prêt pour les spectacles et et que AEG perde beaucoup d'argent.
Selon cette personne, Phillips a fait comprendre à plusieurs personnes que ces concerts devaient se faire, il avait personnellement convaincu tout le monde chez AEG que ces concerts étaient une bonne affaire.
Il risquait également sa place avec ces concerts.
À de nombreuses reprises Phillips allait à la maison de Michael avec Ortega et Travis Payne quand Michael ne se rendait pas aux répétions.Parfois, ils revennaient avec lui et parfois non.Les explications officielles des absences de MJ  était «Michael se sent pas bien aujourd'hui», «Michael répète à la maison» ou «Michael est avec son coach vocal.
Au début, l'équipe y a croyait, mais après quelques semaines, chacun a commencé à réaliser quelque chose n'allait pas car même si Ortega et Payne disait tout allait bien, il était évident qu'ils étaient très frustrés et nerveux, et il ya eu plusieurs discussions animées entre Ortega, Phillips et Payne, même si ils s’isolaient toujours un peu pour ne pas être entendu.
Au cours de ces conversations l’un d'entre eux était toujours sur un téléphone portable, puis se le passait entre eux.
Cette personne estime qu'il a été de parler à Michael.

-Michael, ce qui est montré dans le film, ne voulait pas porter de ear monitors. Comme cette personne m'a dit: « si vous regardez chacune des séquences de Michael en concert dans le passé, et vous verrez que jamais il ne portait de ear monitors, il ne les aime pas et n'en a pas besoin   ."
Selon lui, Ortega s'est fâché à un moment donné contre Michael, et devant tout le monde lui dit "tu dois comprendre qu'ici tu n’a pas le choix, il te faudra les porter.
Il a dit que son ton était très méchant et tout le monde a été choqué et MJ avait été blessé.
Fait intéressant, hier, Karen Faye a écrit sur son facebook que Michael se plaignait toujours à elle qu'il n'aimait pas les ear monitors, et lui a demandé de le dire à Ortega. 

-Selon cette personne, il n'y avait absolument aucun moyen pour que le concert soit prêt pour la soirée d'ouverture du 13 Juillet et tout le monde savait. Il m'a dit : "quand vous avez vu le film, vous réalisez qu'ils ont montrer les meilleures scènes, les meilleures performances, non?" J'ai dit "oui, bien sûr» et il a rajouté « ce que vous avez vu dans le film date du 22, 23 et 24 Juin.
Et il a rajouté : En se basant sur ce que vous avez vu, as-tu l’impression que tout allait être prêt pour dans 2 semaines? " Il a dit que Michael n'avait pas eu ses vêtements prêt, et qu'il y avait des stylistes à la con qui tentaient de venir avec des idées. Mais que rien n'était prêt, pas d'habits, pas même pour les danseurs. Michael voulait Michael Lee Bush, mais Travis Payne voulait ce styliste Zaldy, et AEG est derrière Zaldy aussi.
Le numéro d'ouverture pour le concert n'avait été fait que sur ordinateur, tout comme nous l'avons vu dans le film, il n'a jamais été répété et le robot duquel Michael aurait du sortir n'était toujours pas prêt. 
Il a également confirmé qu'ils n'ont jamais eu une répétition intégrale. En d'autres termes, ils n'ont jamais pratiqué le concert dans son ensemble, c’était toujours quelques chansons sur plusieurs jours, mais jamais en continu, donc ils étaient très préoccupés par le résultat une fois que tout allait être mis ensemble, le show serait beaucoup plus long que les 2 heures prévu au départ. Cela allait être un énorme problème pour AEG et l'O2 Arena.
Aussi, ils n'ont jamais répété l'exécution des vidéos pour Smooth, thriller et earth song comme nous l'avons vu dans le film .

-Pour la plupart, Michael avait l'air bien, mais cette personne confirme qu'il y avait des jours  ou on voyait que quelque chose n’allait vraiment pas et tout le monde le savait. Cette personne a travaillé avec Michael dans le passé et Michael ne portait jamais de lunettes de soleil pour les répètitions et dans le noir comme ça, surtout que MJ avait l’habitude d’observer les lumières, l’éclairage, ect.
Mais il a dit «Ne vous attendez pas à en parler à la télévision, je ne veux pas et je ne peux pas.

Il a dit que, à tout le monde d'abord pensé Michael était juste excentriques et tout ça, surtout les danseurs, ils étaient tout excités de le voir, mais pour ceux qui le connaissaient depuis de nombreuses années, dont lui, ont pris conscience des signes alarmants.

Il a dit que certains des membres de l'équipage ont commencé à contrôler TMZ avec leurs iPhones pour savoir si oui ou non Michael avait vu M. Klein au cours de la journée. Il savait
à quoi s'attendre quand il se présenterais à la répétition.

Quand il était sur scène, il pouvait être content mais toutefois en dehors de la scène Michael ne l’était pas , il a rarement interagi avec l'équipage, à part Karen Faye et parfois avec Michael Bush.
Selon cette personne, Michael est resté aussi loin qu'il le pouvait de Ortega, Payne et Phillips parce qu'il a toujours eu le sentiment qu’ils n’arrêtaient pas de le presser, de le faire travailler plus et encore plus.
Il a dit que le groupe en général estimait que Ortega était trop exigeant, surtout quand il était évident que rien ne serait prêt à temps.
Mais ils ont surtout senti qu’ Ortega était pressé pa Phillips qui jouait son poste.

-Le jour après que les nouvelle que certains fans de Michael ont dit que MJ pas faire 50 concerts, tout le monde AVAIT reçu pour instruction de ne parler à personne dans les médias, de ne pas laisser quelqu'un qui n'était pas autorisée à assister aux répétitions, en particulier les fans.
Quand Michel est venu ce jour là, l'atmosphère était tendue et il n'a pas l'air content du tout. Avant de travailler ce jour-là, Phillips et Ortega se sont entretenu avec Michael et, fait intéressant, avec ses gardes du corps également. Ils ont parlé pendant environ 20 minutes, mais une fois de plus cette personne ne pouvait entendre ce qui se disait. Cependant tout le monde avait le sentiment Michael voulait effectivement de ne pas faire 50 spectacles.

Ce gars dit que c'est une honte que Michael soit mort tout en étant extrêmement stressé. Il a dit que beaucoup de pression a été mis sur Michael, mais la vérité est que ces concerts n’auraient jamais été prêt pour le 13 juillet, non à cause de MJ, mais parce que il n'y avait tout simplement pas assez de temps pour acocmplir tout ce qui avait été prévu. Il a dit qu'il est sûr Michael lui aurait été prêt car il connaissait ses morceaux qu’il avait fait des miliers de fois auparavant. Il savait exactement quoi faire mais c’est tout le reste autour qui n’était pas prêt.
Il dit aussi qu’il pense que des fois Michael  ne s'est pas présenté parce qu'il savait que les choses avancent lentement et était démotivé et déçu. Il était un perfectionniste, et quand les choses n’allaient pas dans la bonne direction, il était frustré et perdait tout intérêt, au lieu de se remonter clairement .
Pourtant, ils lui ont fait croire que c'était à cause de lui , que les choses avançaient lentement.
Mais cette personne m'a dit que Michael n'avait rien à voir avec tous les trucs techniques, comme les éclairages, feu d'artifice etc et que donc ce n'était pas sa faute, mais il a été la cible facile.

Selon lui, si les concerts avaient foiré, il aurait été plus facile pour AEG de mettre la faute sur Michael plutôt que sur eux.
Mais il y avait un problème de timing et d’organisation évident de leur part.
IL a aussi dit que beaucoup de jours allaient été perdus durant le transfert à Londres et mise en place de la salle sur place.

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24 octobre 2009

This is it: Les inédits

Voici pour vous les 4 chansons (démos) inédites du deuxième CD de la B.O du film "THIS IS IT".

Planet Earth, my home, my place / Planète Terre, ma maison, mon foyer
A capricious anomaly in the sea of space / Une anomalie capricieuse dans la mer de l’espace
Planet Earth are you just / Planète Terre, es-tu simplement
Floating by, a cloud of dust / En train de flotter, tel un nuage de poussière
A minor globe, about to bust / Un petit globe sur le point d’éclater
A piece of metal bound to rust /Un morceau de métal voué à rouiller
A speck of matter in a mindless void /Une particule de matière au cœur d’un vide sans nom
A lonely spaceship, a large asteroid / Un vaisseau spatial solitaire, un grand astéroïde

Cold as a rock without a hue / [Es-tu] aussi froide qu’une pierre sans couleur
Held together with a bit of glue / Qui ne tient qu’à l’aide d’un peu de colle ?
Something tells me this isn't true / Quelque chose me dit que non
You are my sweetheart soft and blue / Tu es ma bien-aimée, douce et bleue
Do you care, have you a part / Ressens-tu quelque chose, joues-tu
In the deepest emotions of my own heart / Sur mes émotions les plus profondes
Tender with breezes caressing and whole / Tu es tendre avec tes brises, caressantes et entières
Alive with music, haunting my soul. / Vivantes de musique, et qui hantent mon âme.

In my veins I've felt the mystery / Dans mes veines j’ai ressenti le mystère
Of corridors of time, books of history / Des couloirs du temps, des livres d’histoire
Life songs of ages throbbing in my blood / Les chants des âges de la vie qui résonnent dans mon sang
Have danced the rhythm of the tide and flood / Ont dansé au rythme de la marée
Your misty clouds, your electric storm / Tes nuages voilés, tes orages électriques
Were turbulent tempests in my own form / Ont pris ma propre forme, faisant surgir des tempêtes tumultueuses
I've licked the salt, the bitter, the sweet / J’ai goûté au salé, à l’amer et au sucré
Of every encounter, of passion, of heat / De chaque rencontre, de la passion, de la chaleur
Your riotous color, your fragrance, your taste / Tes couleurs fougueuses, ton parfum, ta saveur
Have thrilled my senses beyond all haste / Ont transporté mes sens au-delà de tout frisson
In your beauty, I've known the how / A travers ta beauté, j’ai compris d’où provenait
Of timeless bliss, this moment of now / La plénitude éternelle de cet instant présent

Planet Earth are you just / Planète Terre, es-tu simplement
Floating by, a cloud of dust / En train de flotter, tel un nuage de poussière
A minor globe, about to bust / Un petit globe sur le point d’éclater
A piece of metal bound to rust /Un morceau de métal voué à rouiller
A speck of matter in a mindless void /Une particule de matière au cœur d’un vide sans nom
A lonely spaceship, a large asteroid / Un vaisseau spatial solitaire, un grand astéroïde

Cold as a rock without a hue / [Es-tu] aussi froide qu’une pierre sans couleur
Held together with a bit of glue / Qui ne tient qu’à l’aide d’un peu de colle ?
Something tells me this isn't true / Quelque chose me dit que non
You are my sweetheart gentle and blue / Tu es ma bien-aimée, douce et bleue
Do you care, have you a part / Ressens-tu quelque chose, joues-tu
In the deepest emotions of my own heart / Sur mes émotions les plus profondes
Tender with breezes caressing and whole / Tu es tendre avec tes brises, caressantes et entières
Alive with music, haunting my soul. / Vivantes de musique, et qui hantent mon âme.

Planet Earth, gentle and blue / Planète Terre, douce et bleue
With all my heart, I love you / De tout mon cœur, je t’aime

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17 octobre 2009

This is it - Le film: Les toutes premières images.

Voici pour vous les toutes premières images du Film "This is it". Ce ne sont pas des bandes annonces mais bien des extraits tirés du film.

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16 octobre 2009

L'envers du décor: Les témoignages

Comme je vous l'ai dis il y a deux jours, je vous mets en ligne les témoignages de fans qui ont suivis Michael pendant de longues années ainsi que les derniers mois avant sa mort. Ce sont des personnes qui ont participé aux répétitions et qui ont pu approcher Michael de très près. Leurs témoignages est évocateur et assez alarmant, ce qui donne une idée assez précise sur l'état de santé de Michael.

Michael ne prenait des médicaments pour rien. Il était stressé par ses concerts, il était à bout de souffle, et pesonne n'a levé le petit doigt pour empêcher ce qui lui est arrivé. Son entourage était trop occupé à compter les millions de dollars qu'il allait amasser grâce à Michael et ses concerts.

Voici les témoignages des fans ayant approché Michael les derniers jours de sa vie.

Témoignage de Raymone, une fan française proche de Michael durant ces derniers mois.

Vu que certains ne peuvent s’empêcher de dire que nous, fans qui sommes allés voir MJ les derniers mois, sommes aussi coupables que AEG, Dileo et Cie, je voulais expliquer ce qu’il s’est vraiment passé.
Ensuite vous pourrez de nouveau me jeter des cailloux…
Ceci n’est pas un débat sur « les fans qui suivent Michael »… Merci de ne pas dévier le sujet.

Mise en situation:


Quand vous allez voir Michael, sachez qu’il y a toujours un minimum de 15 ou 20 fans devant chez lui.
Il y a aussi des chasseurs d’autographes.
Pourquoi? Parce que lorsque Michael sort de chez lui, sa voiture s’arrête. Les chasseurs d’autographes lui donnent à sa fenêtre chacun une vingtaine de photos à signer. Et Michael les signe directement.
On lui a dit que ces gens étaient des chasseurs d’autographes et qu’ils revendaient ça sur EBay. Sa réponse a été: « Oui, je sais «
Voila, ça c’est le coté mystérieux de Michael. Ou gentil. Ou compréhensif.

Bref, tout ça pour dire que pour avoir une chance de parler 1 mn à Michael à sa fenêtre, il faut savoir se faire une place à sa fenêtre. Et ce n’est pas toujours du gâteau, surtout quand les Bus de tourisme avait de la « chance » et passaient par là lorsque les portes s’ouvraient. Rajoutez 50 touristes ravis.

Souvent, lorsque vous aviez quelque chose a lui donner ou lui dire, il vous faisait comprendre de le suivre la ou il allait. Car il y aurait moins de monde.

Les fans chez le médecin:

Sachez que c’est Michael lui même qui faisait entrer les fans dans le hall du docteur Klein.
Pour info, ce n’est pas un cabinet qui se trouve juste derrière la porte que vous voyiez sur les photos.
C’est une véritable galerie marchande. Il y a les toilettes, les cafés, cafeterias, boutiques..
Michael demandait aux fans de rentrer dans la galerie avant sa sortie. Pour pouvoir parler tranquille et aussi pour être sur les photos des paparazzis à la sortie.
Et oui, il travaillait son image, c’est Michael…

Michael lui même ouvrait la fenêtre aux paparazzis pour se laisser filmer et répondre à quelques questions stupides des paparazzis. Croyez le ou non, une relation s’était instaurée entre les paparazzis, les fans et MJ.
Chacun avait son espace.
Les fans étaient à l’intérieur avec Michael, les paparazzis à l’extérieur et jamais à l’intérieur (alors que l’accès était public) et Michael ouvrait toujours sa fenêtre quelques secondes.
Il est arrivé que des paparazzis posent des questions blessantes à MJ, et ils se sont fait réprimander, par leurs collègues qui ne voulaient pas perdre le « lien » qu’ils avaient créer avec Michael.

Voila, tout ça pour dire que tout était « réglementé ». Par Michael, par la sécurité, par les fans, et les paparazzis. Une sorte de loi.

Lorsque Michael souhaitait sortir en privé et ne pas être suivi, la « règle » était simple.
Il sortait dans une voiture noire. Tout le monde savait qu’il ne voulait pas être suivi et ne suivez pas.

Tout ça pour expliquer que les moments « privés  » avec Michael étaient rares.
Mais il y en avait.
Il a invité des fans dans sa maison
Il a invité des fans dans un studio de danse.
Il a invité des fans dans un studio de tournage
Il s’arrêtait aussi le soir en sortant des répétitions, avec sa voiture, et prenait du temps pour discuter.

C’est dans ses moments la que les fans se sont rendus compte petit a petit que quelque chose n’allait pas avec sa santé. Il perdait du poids mais il était souvent caché par des couches d’habits. Des baggys, deux chemises l’une sur l’autre et une veste par dessus.
Mais quand vous le preniez dans vos bras, c’était assez facile de se rendre compte qu’il ne lui restait pas grand chose sur les os..

C’est aussi dans ces moments la que Michael a fait part de sa colère contre AEG, qu’il était plus que sous pression, qu’il n’était qu’un seul homme et qu’il ne pouvait pas tout faire. Et ceci, les larmes aux yeux.
Qu’il ne dormait plus, qu’il ne mangeait plus. Qu’il y avait trop de concert, pas assez de break.

Ce jour la, les fans ont réagi comme ils le pouvaient en lui disant qu’il n’avait pas a faire tout ca si il ne le voulait pas, qu’il devait prendre soin de lui, que c’était le plus important.
Les fans étaient sous le choc. Et se sentaient très mal après ces aveux.
Alors oui, Michael ce jour la a dit qu’il s’était couché en pensant faire 10 concerts et s’était réveillé avec 50 concerts a faire. Qu’y croire?
Michael qui dit ça avec les larmes aux yeux? Ou AEG? Il faut savoir mettre de l’eau dans son vin et accepter la possibilité que Michael a pu signer un contrat sans trop savoir, ou a fait confiance a Thome et l’a laissé lui expliquer le contrat sans lire les probables 190 pages de ce contrat..
Avec la pression de l’organisation des concerts, des procès de Bharain, Baine, julien’s auction… Tout est possible…

Pourquoi les fans n’ont rien fait plus tôt?
Car tout d’abord, comme je l’ai dit, Michael était souvent recouvert de couches de vêtements. De plus, il suivait sûrement un traitement sur son visage chez Klein pour améliorer son aspect physique pour les concerts. Son nez était moins fin, ses joues moins creuses. Il y avait le retour des boucles..
(Klein utilise un procédé qui rempli le nez et les parties du visages avec un sérum il me semble)
Bref, beaucoup de choses qui ont fait que les fans n’ont pas « tilté » tout de suite.

Jusqu’au jour ou Michael a parlé dans ce studio.
Jusqu’au jour ou on la vu en t-shirt et qu’on s’est rendu compte de comment il était sans « vêtements ».
Etre debout à coté de Michael, en plein jour, c’était autre chose que de lui parler 5 min dans l’obscurité de son van teinté, lumière éteinte, assis..

Les fans pensaient aussi que Lou Ferigno l’aiderait a prendre du poids, et malgré toutes les questions posées à la sécu de Michael « Vous êtes sur qu’il va bien? » la réponse était toujours « bien suuuuur! Il est au top! »

Et bien malgré tout ça, les fans ont eu peur.
Moi et Moon nous avons écrit le mail aux fans, en rentrant à Paris.
Oui c’est vrai, sur le plateau, avec Michael, nous ne lui avons pas dit: Oh tu as tellement maigri! Oh tu fais peur à voir!
Pourtant ça m’a démangé lorsqu’il a dit: « Ohh comment vous savez ma taille?!! »
J’ai la réponse facile en français mais en anglais, je n’ai pas trouvé quoi dire. A part peut être  » heuu hahh hoo.. »
Oui, on fait les fiers, on rigole avec Michael, on le taquine, mais seulement quand il est au feu rouge, a sa fenêtre, et qu’il nous ouvre en rigolant, qu’il est tout seul.
Mais la, sur un plateau de tournage, avec des cameras partout, des lumières, le staff, ça impressionne, et vous avez beau avoir l’habitude (attention ceci n’est pas a prendre comme de la vantardise..) de parler a Michael, vous êtes impressionné car vous avez Michael Jackson en face de vous et pas Michael.

Donc non, nous n’avons rien dit en face de lui, mais une fois sorties de la et dit: ahhh trop biennn… On s’est regardé avec moon et on s’est dit: oh c’est pas possible c’est un squelette!!

Les fans sont assez imprévisibles et ont des réactions étranges quand il s’agit de Michael.
Nous avons donc rien dit aux fans en sortant. A part a quelque uns.

En rentrant, j’ai pesé le pour et le contre, pour savoir si il fallait le dire ouvertement. Comme personne ne l’avait fait, je me demandais si on était les seuls a avoir remarqué et si on avait pas eu des hallucinations.
Mais je me suis dit que on ne pouvait pas rien faire, qu’on avait assez attendu, et qu’il n’avait pas prit de poids, au contraire, il semblait en avoir perdu encore plus depuis la dernière fois ou on lavait vu.

On s’est dit: c’est pas possible, comment il fait, avec ce poids la, pour danser autant (il répétait plus de 10 heures par jour).
On se doutait qu’il était médicamenté car on lavait vu plusieurs fois dans un état qui n’était pas normal (endormi, perte de mémoire, ou au contraire surexcitation)
On s’est dit que ça devait être pour l’aider a tenir, anti-stress, vitamines, etc.…

J’ai donc envoyé ce mail le 21 juin.
Je l’ai envoyé d’abord aux fans qui avaient été à carolwood pendant les 6 derniers mois. Pour savoir si ils avaient remarqué la même chose que nous.
Puis je l’ai envoyé à tout l’entourage de Michael (du moins, ceux dont j’avais les contacts et ceux présent sur FB)

La réponse de l’entourage de Michael a été: rien vu que personne ne ma répondu.
A part Karen qui effectivement m’a dit que j’avais raison, quelle faisait ce qu’elle pouvait, et qu’il fallait que je garde ça privé pour le bien de Michael.

La réponse des fans a été: Dieu merci, enfin quelqu’un qui parle ouvertement!
Ils ont été a 99% tous d’accord et ont tous confirmé nos craintes. Ils étaient tous mort d’inquiétude et certains en avaient déjà discuté entre eux.

Nous avons discuté sur un forum, pour savoir ce que nous pouvions faire, en tant que fans sans aucun pouvoir.
Nous savions que le seul pouvoir que nous avions, c’était de voir Michael tous les jours, et c’était déjà plus que sa famille.
Vu que l’entourage de Michael (Ortega, karen, AEG, la sécurité…) nous disait constamment que Michael petait la forme, nous savions que nous ne pouvions pas compter sur eux.

Mais si nous, pauvres fans que nous étions, avions vu le danger, nous savions, que eux aussi le voyait, et Karen avait confirmé ça.
Elle a envoyé des mails à Ortega, qui lui a répondu: je sais, mais tout est sous contrôle.

Pour nous, le danger, c’était les concerts de Londres. Nous pensions que au bout de quelques concerts, Michael pourrait s’effondrer sur scène. Nous pensions avoir du temps.
Nous avons donc décidé qu’avant de commencer « l’action », la moindre des choses était d’expliquer à Michael avec des lettres, pourquoi nous allions faire du bruit. Nous ne voulions pas qu’il se demande ce qu’il se passait et d’ou venait tout ça.
Nous voulions lui dire: Nous sommes inquiets pour ta santé, et nous allons faire quelque chose car nous ne pouvons pas rester la sans rien faire.

Nous sommes arrivés à la conclusion que nous n’avions aucun pouvoir. Nous voulions donc, après ces lettres, aller voir Katherine, Liz Taylor, et tous les gens en qui Michael avait confiance.
Nous savions qu’il ne pouvait pas annuler les concerts. Trop d’argent en jeu, il ne l’aurait jamais fait.
Mais nous voulions qu’un médecin DIGNE DE CONFIANCE soit à ses cotés jour et nuit, surveille son coeur entre chaque chanson, surveille son alimentation, son état, a chaque étape des concerts de Londres.
Nous avions l’habitude des docteurs véreux autour de Michael et c’est pourquoi nous en voulions un, choisi par Katerine, qui ai les mêmes intentions que les gens qui aimaient Michael: le garder en bonne santé.

Nous voulions ensuite prévenir les fans sur les forums, pour continuer tout ceci à Londres, avec des pancartes, des lettres, et tout ce qui sen suit, devant sa maison à Londres et aux concerts.

Vous savez très bien que les fans sont durs, et que la plupart nous aurait dit qu’on était fous, que Michael allait très bien, qu’il avait toujours été mince, la preuve par A + B = la photo de quand il avait 19 ans
On allait se faire jeter, mais au moins, certains nous aurait rejoints.

Chose étrange, même en le croyant en danger de mort, aucun de nous n’a vraiment même seulement imaginé que cela pourrait réellement se produire.
Moi même, je pensais qu’au pire, il s’effondrerait sur scène, qu’il serait amené à l’hôpital et sauvé.
Et aussi horrible que cela paraisse, j’en avais presque envie, pour qu’enfin, les équipes le voient et disent: mais enfin, c’est pas possible! Il est sous alimenté! Comment voulez vous qu’il tienne!?

Enfin, tout ça pour dire, que nous ne sommes jamais arrivé aux étapes suivantes car nos lettres a Michael ont été donné à Michael le 24 au soir. Et qu’il est mort quelques heures plus tard.

Et oui, on sait qu’il est mort d’une dose de Propofol, donné par Murray. Mais pour nous, il est surtout mort à cause de plusieurs facteurs qui l’ont conduit à ce résultat.

Donc en réponse à ceux qui disent qu’on n’a rien fait, je dis: c’est faux.
On est coupable d’avoir trop attendu, d’avoir trop longtemps cherché une solution, d’avoir voulu d’abord prévenir Michael…d’avoir mit trop longtemps à réaliser que quelque chose n’allait pas.
Mais dire qu’on a rien fait, alors qu’on a passé des nuits, a se ronger le cerveau pour savoir quoi faire, je dis non.

Temoignages de Sandy

Chers fans et ami(e)s, et ceux qui méritent la vérité...

J'ai décidé de partager quelques lettres que j'ai écrites avant la mort de Michael, et la dernière lettre que je lui ai écrite qui lui a été donnée avant les répétitions du jour où il est décédé. J'ai choisi de faire cela pour soutenir la campagne « This Is Not It », et parce que je suis persuadée que Michael aurait voulu que nous parlions de sa vérité maintenant qu'il est parti, de la même manière qu'il nous a toujours demandé de le faire au cours de ces années contre les divers allégations, Mottolla-Sony etc...

Ceci est bien sûr très triste et difficile et c'est quelque chose que je n'ai jamais pensé partager publiquement, mais maintenant que Michael n'est plus, je pense qu'il est plus important d'informer et de soutenir la VERITE contre les mensonges flagrants et les tentatives de dissimulation de l'entourage de Michael durant ses derniers mois. Je ressens également le besoin de me battre contre ceux qui disent que les personnes « qui suivaient Michael » parlent seulement maintenant que Michael est parti. Ceci est faux et nous avons fait de notre mieux, autant qu'un fan puisse faire. Tout ce que nous disons est la vérité et est basé sur des paroles de MICHAEL LUI MEME, dont nous avons EFFECTIVEMMENT été témoins au cours de ses derniers mois, associé à ce dont nous avons été témoins concernant les « ami(e)s » et les « docteurs » de Michael au cours de ces deux décennies au cours desquelles nous avons « suivi » Michael.

Tout d'abord, un email que j'ai écrit le 21 juin dernier, soit quatre jours avant le décès de Michael. J'ai envoyé cet email à Karen Faye (la maquilleuse de Michael) et à Michael Bush (le costumier de Michael) que je savais être avec Michael presque chaque jour durant les semaines qui ont précédé sa mort, et les seuls membres de son entourage que je considérai comme étant de confiance et de véritable amis pour Michael. J'ai rencontré Michael, parlé avec lui, et est été témoin de sa condition pendant deux semaines à ma fin mai – début juin. J'ai quitté Los Angeles avec un sentiment de gêne, particulièrement concernant la perte évidente de poids de Michael.


Sujet: S'il vous plait, occupez-vous de Michael-INTERVENEZ S'IL VOUS PLAIT- quelque chose ne va pas, je l'ai vu.

Karen, Michael...
Il y a quelque chose qui m'inquiète depuis plusieurs mois maintenant. Je pense que quelque chose ne va pas avec la santé de Michael, ou avec l'image qu'il peut avoir de son poids, et je suis vraiment inquiète.

J'ai eu peur de dire quoi que ce soit à quiconque parce que ce n'est probablement pas mon rôle de parler de choses si personnelles concernant Michael , et en parler avec des fans aurait pu faire de moi une bannie car cela serait considéré comme critiquer Michael. Mais je veux savoir si il va bien. Je veux aussi savoir que, si il ne va pas bien, quelqu'un intervient et fait quelque chose contre ça. Il y a toujours de nouvelles personnes autour de Michael et cela a toujours été évident qu'elles ne faisaient pas toujours passer les intérêts de Michael en premier lieu, mais les leurs, mais je considère que vous vous souciez de Michael d'une manière qui vous permettra de peut-être franchir la ligne que d'autre ne peuvent pas, si vous avez vu qu'il se faisait du mal d'une manière ou d'une autre.

Il est tristement évident que Michael est TROP MAIGRE. Je sais que le poids de Michael fluctue, et qu'il est souvent trop mince, mais MAINTENANT il est VRAIMENT TROP MAIGRE. J'ai d'abord remarqué en octobre dernier qu'il avait vraiment perdu du poids. J'ai passé quelques heures avec Michael dans sa suite de Bel Air pour Halloween, et cela m'a vraiment choquée à quel point il était maigre. Quand nous nous sommes embrassés, je l'ai senti très frêle. Je l'ai prié de faire attention à lui et de rester en bonne santé et qu'il était beau – j'essayais de lui faire comprendre qu'il n'avait pas besoin de perdre plus de poids , qu'il était bien comme ça, qu'il devait arrêter maintenant. Naturellement, ça l'a embarrassé et il a simplement sourit en disant merci, ne sachant pas quoi dire. Je lui ai aussi écrit une lettre à propos de cela, lettre qu'il a lue mais à laquelle il a encore répondu merci.

Michael m'a ensuite dit qu'il préparait une tournée et j'ai donc alors pensé que c'était peut être normal pour lui de perdre du poids dans ce genre de préparation. Je pensais qu'il deviendrait très attentif à son poids. Mais maintenant, il apparaît qu'il est allé TROP LOIN. Je l'ai vu lors des répétitions de danse en studio il y a quelques semaines, et honnêtement, j'ai été CHOQUEE. J'ai remarqué combien les os de ses épaules étaient LITTERALEMENT protubérants, sous son top noir top. Il était MAIGRE A FAIRE PEUR. Quand on s'est embrassé, j'ai senti son squelette. J'étais très inquiète et triste pour lui.

Il était aussi déprimé et stressé et son comportement et sa voix étaient frêles. Il a EN FAIT DIT qu'il était stressé et inquiet de comment il allait pouvoir faire 50 concerts, qu'il ne mangeait pas assez, et qu'il n'avait pas assez de récupérations entre les concerts. Clairement, la situation est trop difficile pour lui, cela le rend MALADE, puisqu'il s'impose cela à lui-même car il ne mange pas ou autre chose.

EST CE QUE PERSONNE D’AUTRE AUTOUR DE LUI CHAQUE JOUR NE VOIT CA???

Karen est-ce que tu vois cela? Lui as-tu dit quelque chose?
Michael est-ce que tu vois cela quand tu fais ses costumes? Lui as-tu dis quelque chose?

S'IL VOUS PLAIT, INTERVENEZ ET AIDEZ LE. Je pense réellement qu'il est à un point où quelque chose de grave et de regrettable pourrait lui arriver. Je ne veux pas dire que vous êtes responsables de lui, mais, EN TANT QU'AMIS ET PARMI LE PEU DE PERSONNES autour de lui qui, je pense, TIENNENT SINCEREMENT à lui, s'il vous plait, osez lui dire quelque chose si vous ne l'avez pas encore fait.

Michael Amir, Alberto et Faheem (Gardes du corps) ont commencé à restreindre l'accès à Michael et je ne suis maintenant même plus autorisée à lui donner une lettre en main propre, sans qu'ils ne la lisent d'abord. Ils ont pleins d'excuses, comme le fait que Michael est fatigué ou en mode « tournée » actuellement, ou que c'est pour sa sécurité. Ceci est ridicule. Après 15 années à côtoyer Michael, je ne m'attendais pas à être traitée de cette manière, comme si j'allais lui faire du mal. Je pourrais être « juste une fan », mais j'ai été là pour Michael depuis bien longtemps avant eux et le serai bien encore après eux; et Michael a besoin d'entendre ses fans, quand il est clair qu'il est en détresse. Ceux de l'intérieur ne sont pas toujours inquiets pour lui mais plus probablement inquiets pour leurs emplois si ils disaient quelque chose considérée comme inapproprié. ILS DOIVENT VOIR que Michael est en train de sombrer, mais je ne crois pas qu'ils fassent ou disent quoi que ce soit. Et le couper de ses fans pendant cette période n'est pas ce dont il a besoin. Je vois combien Michael est seul, et l'ai entendu dire combien la pression qu'il endure est lourde. Il a ses enfants, mais c'est à lui de les surveiller et pas l'inverse, et donc, à part ses enfants, ses proches ami(e)s sont peu nombreux et loin. Toutes les personnes autour de lui actuellement sont concernées par This Is It. J'ai vu, au cours des dernières années, que personne n'était véritablement avec lui à Las Vegas, puis à Bel Air, et maintenant à Los Angeles, personne qui ne s'inquiète réellement de lui, mais juste du business. A part bien sur, vous deux.

Si il souffre de quelque chose de grave, physiquement ou mentalement, concernant son poids ou sa santé, s'il vous plait intervenez. S'il vous plait, faites moi savoir qu'il va bien. Ces concerts ne valent pas la peine de détruire sa vie.

Je pleure vraiment pour lui, pour l'état dans lequel je l'ai vu. Si vous lui avez déjà dit quelque chose, s'il vous plait,, donnez lui cette lettre, si vous pensez qu'il a besoin d'entendre encore ces choses venant de quelqu'un d'autre. Je suis sure, quoi qu'il soit exactement en train de se passer, que la situation doit être difficile, mais, s'il vous plait, ne l'évitez pas. Je suis tellement inquiète. S'il vous plait, dites moi si il va bien. Au delà de ça, s'il vous plait, dites moi la VERITE.

Je l'aime. S'il vous plait, aidez le si il en a besoin. J'espère pouvoir faire quelque chose. Je me sens inutile.
Merci de m'avoir lue.
Sandy




Michael nous a invité aux répétitions pendant lesquelles il nous a parlé de manière très candide, de ses peurs et ses sentiments à propos de la planification des concerts, d'AEG, et de Randy Phillips. Il nous a aussi dit qu'il souffrait d'un mal de dos, et qu'il ne mangeait pas, ce qui était déjà évident pour nous. Il était pratiquement en larmes en parlant, et joignait ses mains comme pour une prière dans un moment de silence. Nous sommes partis très perturbés et inquiets pour Michael, et avons encore été témoins durant les semaines suivantes de sa perte de poids et parfois d'un état médicamenteux. Le groupe de fans qui suivaient Michael et dont je fais partie a donc décidé qu'il fallait agir et parler à Michael directement concernant nos inquiétude. Michael déclinait rapidement et notre choc et nos peurs ont continué à grandir chaque jour. Nous ne pouvions nous appuyer sur son entourage pour s'assurer de son bien être, parce qu'ils ne l'étaient clairement pas. Nous avons décidé d'écrire des lettres à Michael lui-même. Chacun d'entre nous a écrit une lettre individuellement, mais toutes avaient le même sentiment concernant nos peurs sur sa condition, le suppliant de faire plus attention à lui, de s'aimer lui-même, et de se faire passer lui-même avant les concerts. Les lettres ont été données directement à Michael à l'extérieur des studios de répétition, la nuit précédant sa mort. Michael a tenté de téléphoné à Talitha (l'une des fans qui a donné les lettres à Michael et qui le connaissait très bien) plusieurs fois depuis le Staples Center, mais l'appel n'arrêtait pas de couper et nous ne saurons jamais ce qu'il voulait nous dire. Michael Amir, l'assistant personnel de Michael, m'a dit à Los Angeles, quand je suis revenue du mémorial que Michael avait demandé les lettres en rentrant à la maison après les répétions, et qu'il les avait apportées à Michael dans sa chambre. Michael allait nous quitté dans 8 heures.

Si tristement, cela est ma dernière lettre écrite à Michael, le 22 juin dernier, et donnée à Michael la nuit du 24 juin. Je partage cela pour ceux qui tentent de nous blâmer, nous qui avons tenté de nous faire entendre. Vous accusez les mauvaises personnes de ne rien faire. Votre attention devrait se porter sur AEG, Randy Phillips, Frank Dileo qui clamait que « tout était sous contrôle » et que « Michael n'allait pas mourir.”


Très Cher Michael,

Je ne sais pas vraiment comment commencer ce que je veux te dire, mais, s'il te plait, comprend que tout ce que je vais te dire vient uniquement d'un amour inconditionnel et du besoin de prendre soin de ton bien être et de ta santé. Je t'aime tellement, tellement plus plus plus que ce que je pourrais espérer t'exprimer. Je suis devenue très inquiète du fait que tu ne prends pas soin de toi, de la manière que tu mérites que l'on prenne soin de toi. J'ai remarqué que tu es devenu de plus en plus maigre, et tu es maintenant tellement maigre que je suis vraiment inquiète pour ton bien être.
Je peux seulement imaginer le degré de paralysie de la pression que tu dois ressentir ces derniers temps, en te préparant pour tes concerts, et je peux seulement supposer que ta drastique perte de poids est un symptôme du stress que tu ressens si lourdement dernièrement.

Michael, je prie seulement pour que tu saches que je continuerai à t'aimer, et à t'adorer et à te soutenir, même si tu venais à ne plus jamais poser tes pieds précieux sur une nouvelle scène. Tu es resté droit et fière contre plus de stress et de pression au cours de ta vie, qu'il n'est juste pour n'importe qui d'en endurer, et tu l'as toujours fait avec grâce, humilité et honneur. Pour cela, je t'ai toujours admiré, avec ton apparente force surhumaine et ton incroyable volonté à continuer dans les temps les plus durs. Mais très cher Michael, je sais que tu es humain et que tu dois souvent te sentir fatigué, perdu ou seul, accablé, minuscule dans l'ombre d'énormes obligations. Je peux seulement imaginer que tu dois ressentir le poids du monde sur tes épaules durant ces dernières semaines, jusqu'à ta soirée d'ouverture. Je suis inquiète que ton intense emploi du temps et peut être tes propres inquiétudes pour faire plaisir à tes fans, et étonner le monde encore une fois avec ta grandeur, t'amènent à renoncer à la nourriture et à perdre du poids à un point tel que tu ne peux plus te permettre.

J'espère et prie pour que tes concerts soient tout le fantastique et l'extraordinaire, dont tu n'as jamais osé rêvé. Je sais que tu as travaillé incroyablement dur, durant de longues heures, et je ne veux rien de plus au monde que tu puisses être heureux du fruit de ton travail. Toutefois, je prie pour que tu ne travailles durement, au point de négliger ta santé, et de ne pas manger assez pour nourrir ton corps, ton âme et ton esprit, pendant ce qui est indubitablement une période immensément stressante.

Michael, quand nous nous sommes vus il y a quelques mois pour Halloween, j'ai été stupéfaite par ta maigreur. Mais tu m'as dit que tu commençais à te préparer pour une tournée, et donc j'ai supposé que peut-être, ta fine silhouette était le résultat de la préparation. A ce moment là, tu parlais des concerts avec une étincelle d'anticipation dans la voix, un esprit d'exubérance, une lumière dans tes yeux que je n'avais pas vus depuis des années. J'étais heureuse que tu sois heureux. Mais maintenant, en te voyant à nouveau à Los Angeles ces dernières semaines, je suis inquiète car ton esprit paraît brisé, et ton poids a chuté encore plus. Quand nous nous sommes vus au studio de danse, j'ai été choquée à quel point tu étais devenu maigre. Quand nous nous sommes embrassés, j'ai ressenti qu'il n'y avait pas assez de toi. Si les concerts sont devenus trop durs, trop nombreux, trop stressants, s'il te plait sache que tu n'es pas seul et que tu ne pourras jamais nous décevoir, même si tu penses que c'est impossible de surmonter cela. Si les concerts sont d'une certaine manière en train de détruire ta santé, ta santé et ton bien-être doivent impérativement venir en premiers. Nous ne pourrions pas apprécier un concert sachant que tu aurais souffert pour cela. S'il te plait, ne te sens pas redevable envers nous performer au delà de ton désir, au delà de tes capacités. Je ne veux pas dire que je doute de toi même une seconde, mais je suis simplement inquiète que ton poids soit si dramatiquement bas et j'ai peur pour ta vie, étant donné que tu es sur le point de dépenser une quantité incroyable d'énergie dans les mois à venir.

J'espère que je ne t'ai offensé d'aucune manière, avec aucun de mes mots. Je t'aime tellement et j'ai seulement osé dire mes sentiments pour ton bien-être et mes soucis. Tu as semblé triste, beaucoup trop stressé, et super maigre récemment et je veux juste que tu saches que tu es aimé et je prie pour ta santé et ton bonheur. J'espère que tu es en fait parfaitement bien, et que mes inquiétudes sont simplement de la paranoïa pour t'avoir vu certains jours où peut-être tu n'étais pas au meilleur de ta forme. Michael Amir, Alberto, et Faheem ont commencé à restreindre notre accès vers toi plus sévèrement ces dernières semaines, donc il n'a pas été facile de te demander comment tu allais et de te donner notre amour et nos prières. S'il te plait, pardonne nous si nous t'avons mis en colère mais nous sommes inquiets.


J'attends tellement de te revoir à Londres. Je t'aime et je te demande, s'il te plait, de prendre soin de toi – pour toi, pour tes enfants, pour tes fans, pour ta famille, et pour tous ceux qui t'aiment profondément dans le monde du plus profond de nos coeurs. Nous voulons t'aimer encore pendant de nombreuses années.
Je t'aimerais toujours et pour toujours,
Sandy



Je suis sure qu'il a lu ceci et je considère maintenant ceci comme mon dernier adieu à Michael.

C'est avec pleine confiance que je dis que Michael ne faisait pas confiance ou n'aimait pas AEG/Randy Phillips, mais il se sentait financièrement esclave de leurs demandes étant donné leur rôle dans le re-financement de sa vie. Nous avons vu Randy Phillips au mémorial de Michael et nous lui avons dit "nous savons la vérité"...il a nié être jamais allé à l'encontre des vœux de Michael, mais Michael nous a dit la vérité et naturellement nous croyons Michael. Nous avons dit à Randy "tu sais que nous savons la vérité"...il a eu l'air visiblement choqué et est resté sans voix. J'espère qu'il ressent énormément de regret et de culpabilité, tout comme chaque personne investie dans ce que je crois a poussé Michael à ses limites desquelles il est éventuellement tombé.

Nous savons depuis des années que Michael prenait parfois des médicaments, qu'il a enduré des phases d'addiction pendant les décennies passées. Les personnes qui suivaient Michael ont été témoins de cela à maintes reprises au cours de toutes ces années, nous l'avons vu et lui avons parlé dans des états seconds; et nous avons toujours été inquiets pour lui. Ce n'est pas quelque chose que nous avons choisi de poster dans des forums ou de partager publiquement, car cela était un problème du domaine privé concernant Michael, et nous avons toujours choisi de ne pas détruire sa vie privée. Toutefois, ceux qui l'ont APPROVISIONNE, lui ONT DONNE LA POSSIBILITE, l'ont UTILISE, l'ont NEGLIGE, au cours des ces dernières années, devraient prendre leurs responsabilités dans sa mort. Michael avait besoin d'aide, et au lieu de cela, ces « ami(e)s » ont choisi de le garder heureux et sous contrôle, alors qu'il fallait lui donner l'aide dont il avait désespérément besoin. Michael était un être humain comme nous tous, et comme toute personne dépendante des médicaments, il avait besoin d'aide. Il n'avait pas besoin de docteurs criminels et d'amis le gardant sous médicaments, de manière à réaliser leurs propres profits et leur avarice.

Nous connaissons également bien d'autres détails qui se sont révélés depuis la mort de Michael et qui nous ont donné pleine confiance dans ce que nous savons, ce que nous avons vu, et qui corroborent nos propres témoignages. Certains ont promis la confidentialité, mais c'est notre espoir que la campagne This Is Not It encourage d'autres personnes à raconter la VERITE qu'ils connaissent également.

Note: La photo attachée à cette note a été prise le 29 mai 2009, trois semaines avant la mort de Michael. Il a continué à perdre du poids après cette photo. Vous verrez aussi dans le film This Is It que Michael portait presque tout le temps TROIS chemises ET une veste pour cacher sa silhouette durant ses dernières semaines.

TEMOIGNAGE DE MARIKA

11_juin_2009

Photo du 11 juin 2009
MJ portant la veste offerte par moon




« Ce dont je fus témoin en Juin »:

Bonjour tout le monde,
Je sais que certains ne vont pas aimer ce que je vais devoir dire, mais j’avais besoin de vous faire partager mon expérience pour que vous compreniez.
Certains d’entre vous ont peut être entendu parler d’un mail envoyé le 21 juin 2009. Il a été posté sur des forums sans mon consentement, et des personnes m’ont dénigré, me traitant de menteuse, disant que tout ce que je voulais c'etait me faire remarquer (??).. entre autre..

Voici l’e-mail que j’ai envoyé aux fans de MJ et à l’entourage de Michael, si vous voulez le lire :

Marika 21 juin, à 15:21

Chers Fans de MJ,
Ceci est un important message. Certains d’entre vous vont le détester. D’autres vont commencer à réfléchir.
Comme vous devez le savoir, il y a quelques jours, moi et Moon avons eu la chance d’être invites au shooting de Michael.
Michael portait un pantalon blanc. Vraiment moulant et un tshirt blanc. Près du corps.
Comme vous le savez, Michael est vraiment maigre depuis le procès. Nous en avons tous parlé et nous avons toujours dit : il est affreusement maigre.
Certains d’entre nous lui ont dit qu’il devait plus manger.
Mais ce que Moon et moi avons vu la semaine dernière nous a horrifiées. Il n’est pas affreusement maigre, c’est un véritable squelette.
J’ai vu son dos, et j’ai eu envie de laisser tomber. Je n’ai jamais senti un choc comme celui-là. Et je savais déjà qu’il était maigre. Mais ces vêtements…C’était comme s’il était nu. J’étais gênée.
Lorsque je suis sortie, qu’ai-je dit aux fans ?
« Mon Dieu, il est si maigre ! » Et ensuite qu’ai-je dit ?
« Oh mon Dieu c’était super ! J’ai vu Michael !!! »

J’ai eu la même réaction que j’avais eu en le rencontrant au procès..
Je me disait: Mon dieu qu'il est maigre... Mais je ne peux rien faire alors parlons d’autre chose !"
Oui.. Parlons de combien je fus heureuse de le rencontrer.
Mais, pour être honnête, depuis ce jour, je me suis sentie bizarre. Comme une sensation de culpabilité.
J’ai senti que j’avais été témoin de la réalité. Pour une fois, il ne portait pas de manteau, gros pull ou pantalon large.
Pour une fois j’ai vu la réalité de sa situation.
Je la connaissais mais je ne voulais pas l’accepter.

Honnêtement, je pense que j’étais comme chacun d’entre vous. Nous sommes inquiets pendant 5 minutes, mais ensuite, la seule chose à laquelle nous pensons c’est : Je veux voir Michael, je veux un câlin, je veux lui dire « Je t’aime »…Je pense à moi-même et mon bonheur.

Mais en rentrant à la maison, j’ai commencé à réflechir :
Michael répète tous les jours, il est entouré par 200 personnes qui travaillent pour lui tous les jours.
Mais qui sont ces gens ?
Ce sont des danseurs qui vivent leurs rêves, Kenny Ortega qui produit le meilleur show qu’il n’ai jamais produit, des techniciens, des agents de sécurité de Michael, Michael Bush…et Karen Faye.

Pas de famille, pas d’amis, personne.

Karen est la seule qui ait de l’amour pour Michael. Alors je lui ai envoyé un mail. Je voulais savoir si les gens étaient aveugles ou ne faisaient rien ?

Voici sa réponse :

Salut Marika,
Je sais.
Je fais tout ce qu’il est humainement possible de faire…ton cœur et le mien sont à la même place.
S’il te plait garde cela privé pour son bien.
Amour,
Karen.
Shanti, Shanti, Shanti
(shanti=paix, calme, sérénité..)

Lorsque j’ai lu cela, j’ai réalisé que j’avais raison.
Elle fait quelque chose. Mais que peut-elle faire ?
Comme nous le savons tous, Michael n’écoute personne. Il fait ce qu’il veut.
Et si vous connaissez un peu l’anorexie, vous savez que leur dire de manger, c’est complètement inutile
Alors même si Karen lui disait de manger. Il ne le ferait pas.
Des gens dans cette situation ont besoin d’un traitement approprié pour commencer à faire quelque chose.

Alors je vous pose cette question :
Nous aimons tous beaucoup Michael. Nous voulons tous voir ses shows. Nous pensons tous à la manière de procéder pour être au premier rang. A la manière de se procurer plus de tickets.
A la manière de le rencontrer plus que les autres fans. A la manière de prendre une photo avec lui. A la manière de ne pas lui faire du mal.

Comment ferez-vous toutes ces choses si pendant le premier concert il s’écroule sur scène et que son cœur s’arrête sur la route de l’hôpital ?
Comment vous sentirez-vous lorsque vous discuterez avec d’autres fans et direz :
"Nous savions qu’il était trop faible pour faire 50 shows.
Nous savions qu’il avait arrêté de manger depuis le procès et qu’il répétait ces derniers mois 10 heures par jour pour nous. "
Comment vous sentirez-vous lorsque vous direz :
"Des personnes disaient qu’il était bien mais elles mentaient."
Nous avons vu qu’il était un squelette."
Vous sentirez-vous coupables ?
Pourrez vous dormir la nuit tout en sachant que vous saviez et n’avez rien fait ?


Certains d’entre vous diront :
“Il a des médecins avec lui”
« Ils ne le laisseraient pas danser s’il n’était pas en bonne santé »
« Je ne veux pas faire quelque chose. Cela lui ferait du mal »
Laissez-moi vous dire cela :

S’il avait des docteurs avec lui, il aurait pris du poids.
Personne n’a vu Lou Ferrigno quelque part aux alentours des répétitions ou de la maison de Michael recemment.
Sur le tournage, j’ai regardé les personnes autour de Michael. Tout le monde évitait Michael, ils regardaient autre part. Ils étaient tous en train de travailler sur leurs vidéos.
Il y avait trop d’argent en jeu. Vous ne voulez pas être renvoyé parce que vous avez dit à Michael de manger.
Vous savez tous que les employés de Michael ne veulent pas prendre le risque de perdre leurs emplois. Ils n’aiment pas Michael à ce point.
Et pour ceux qui sont allés à Carolwood, vous savez tous que Michael est complètement seul là-bas.
Si vous lisez cet e-mail, c’est que vous savez que Michael n’est pas Peter Pan, Michael n’est pas à 100% parfait, et à ce jour, nous, les fans, sommes les seuls, qui aimons assez Michael pour essayer de faire la différence.
Nous avons tous vu Michael au plus bas, et nous le voyons tous aujourd’hui, encore vivant.

Mais pensez juste 5 minutes que ce squelette que Michael est devenu, va devoir se produire 2 heures chaque nuit ou presque et ce durant 3 mois.

Seriez-vous capables de le faire ?

Des mannequins meurent à 18 ans de l’anorexie parce que leur cœur s’arrête. Et elles ne font que marcher sur un podium.
Michael a 51 ans. Il répete 10 heures par jour. Et il va danser 2 heures presque tous les soirs pendant 3 mois.

Vous pensez qu’il ira bien ?

Maintenant que vous savez, allez-vous faire quelque chose ou allez-vous vous battre avec d’autres fans pour avoir la meilleure rencontre avec lui ?

S’il vous plait, pensons à la meilleure solution pour l’aider. Il a besoin d’un choc de notre part. Nous avons besoin de le faire réagir

Et malheureusement, il se peut que nous ayons à heurter ses sentiments.

Mais s’il reste en vie, est-ce que ça n’en vaudrait pas la peine ?



( J'ai envoyé ce mail le 21 juin... A ce moment là, je ne pouvais voir que son enorme perte de poids, et qu'il reprenait des médicaments... Je ne savais pas que Murray l'anesthesier tous les soirs. Cest pour ca que le mail parle surtout du poids..)

De plus, en Mars, moi et 2 amies avons rencontré Michael dans sa voiture..
Nous avons parlé de AEG, de la manière dont il était furieux après eux, qui voulaient uniquement faire des bénéfices, vendant des tickets via «VIAGOGO », il nous a dit « Je déteste entendre des histoires pareilles »
Moi et mes amis avons vu un Michael très frêle. Il avait un large pantalon orange. Mais comme il était sur le siège arrière et que nous étions sur le siège avant, il avait ses jambes entre les nôtres. Nous avons pu voir à quoi ressemblait vraiment ses jambes.
Il était si maigre.
Michael ne pouvait s’arrêter de s’excuser pour son apparence. « Je suis désolé que vous ayez à me voir comme ça, je suis si désolé!”
Il cachait son visage dans ses mains lorsqu’il disait cela.
Nous étions un peu préoccupés, mais nous avons pensé : Ok, il reste 3 mois avant les shows à Londres, alors il doit surement s'entrainer avec quelqu'un…
3 mois plus tard, moi et mes amis sommes retournés à Carolwood, et avons été témoins du fait que Michael était visiblement sous l’emprise de médicaments.
Mais ce qui était étrange, c’est que c’était après les répétitions, et pas seulement après la visite chez le Dr KLEIN.
Alors quoi qu’ils lui donnaient, on lui a donné ou alors il a prit lui même des substances aux répétitions..

Cette nuit là, Michael avait des pertes de mémoire. Il était complètement ailleurs, comme s’il parlait dans son sommeil.

Si nous avons pu voir ça, ne me dites pas que les gens autour de lui 10H par jour ne pouvaient pas le voir
C’est la raison pour laquelle moi et mon amie avons envoyé cet e-mail le 21 juin 2009.
Pour partager nos inquiétudes à propos de sa santé.

Je ne dis pas que Michael est décédé à cause d'une maladie ou à cause de son poids
Je ne dis pas que Michael a été tué.
Je ne dis pas que je connais la Vérité

Je dis juste que NOUS, en tant que fans, avons senti que MJ pouvait être en danger.
Je dis juste que NOUS, en tant que fans, avons vu combien de poids Michael a perdu
Je dis juste que NOUS, en tant que fans, pouvions voir qu’il était sous l'emprise de substances.
Je dis juste que Michael a dit aux fans qu’il subissait beaucoup de pression, qu’il ne pouvait ni manger ni boire.
Je demande juste à présent pourquoi l’ENTOURAGE de MJ continue de dire qu’il était en grande forme, quand n’importe qui d’autre qui ne travaillait pas pour lui, voyais très bien qu’il ne l’était pas ?
Je demande juste pourquoi, juste aujourd’hui (2 jours après que cette page ait été mise en ligne), un article de presse dévoile un rapport d’autopsie déclarant que son poids était de 61Kg (même si ce n’est pas beaucoup) avec le titre “Michael Jackson était en bonne santé” apparu partout soudainement

Le rapport d’autopsie n’était pas supposé être révélé avant la fin des investigations.
Quelqu’un a t il peur de ces temoignages ou est ce une coincidence?

Je dis juste à certaines personnes :
ARRETEZ DE NOUS MENTIR
ARRETEZ DE NOUS PRENDRE POUR DES IMBECILES

Nous avons vu dans quel état physique Michael était.
Il nous a dit qu’il ne se sentait PAS bien.
Arrêtez de mentir
Nous l’avons déjà perdu.
Ayez le cran au moins d’admettre la vérité et de dire :
« Oui, peut être que Michael avait besoin d’aide que nous ne lui avons pas fourni.
Nous aurions du accorder plus de pauses avant les shows, afin de lui permettre de se sentir moins nerveux. »
Même en écoutant ses problèmes et son anxiété, ils auraient pu lui permettre de se sentir plus détendu, il aurait pu manger, mieux dormir, et il n’aurait pas demandé de Propofol.
Ainsi, il aurait pu être encore parmi nous.

Aujourd'hui je suis en colère car c'est encore une fois la même histoire. Les personnes qui se sont inquietés sont ceux qui n'attendaient rien en retour de Michael, et qui aujourd'hui n'ont rien à gagner.
Je suis en colère car ces gens là se pavanent aujourd'hui et "pleurent" Michael.
Mais pour eux, la vie a continué, ils sourient, sont passés à autre chose. Nous non.
Ils ont une grosse part de responsabilité, et sont coupables de n'avoir rien dit..
Même si, peut être, Michael aurait refusé l'aide proposé, ils auraient au moins dut essayer..
Qu'ils disent la verité, qu'ils disent qu'ils regrettent. C'est la moindre des choses au lieu de clamer haut et fort à travers le film qu'ils n'ont rien à se reprocher.
Merci de me lire.

TEMOIGNAGE DE SAMANTHA

Je ne sais pas par ou commencer.. Il y a tellement à dire et tellement de sentiments: tristesse, regrets, colère, confusion...Mais j'ai besoin de partager mon histoire avec vous, pour ce que ca vaut...
Ca ne ramènera pas Michael et les vautours autour de lui continueront de se battre pour récupérer ce qu'il reste de lui... Cette campagne (This is NOT it) n'essaye pas d'arrêter ce qui ne peut pas être arrêté. Seulement faire justice à Michael en disant a qui veut bien nous écouter , que Michael n'allait pas bien et qu'il a ESSAYE de nous en parler et qu'on lui doit au moins la vérité en racontant ce qu'il nous a dit et montré dans ses dernières semaines de sa vie.
Qu'il ait exprimer sa détresse par des mots ou simplement par son état, je pense (et je ne suis pas la seule) qu'il hurlait qu'on l'aide mais que personne autour de lui ne l'a entendu et, est venu a son secours, aveuglés par l'argent, la peur, l'égoïsme, ou manque de compassion..

J'ai suis fan depuis plus de 20 ans mais c’est seulement ces 8 derniers mois que je suis devenue ce qu'on appelle un follower. Ce qui veut dire que j'essayais de voir Michael régulièrement, si ce n'est presque tous les jours..

J'ai donc vu où il allait, comment il allait, et les gens qui était autour de lui... J’ai vu son état physique et mental et avec quelle rapidité tout ca s'est dégradé les dernières semaines/ mois de sa vie.
Ceci est ce dont je me rappelle des événements précèdent sa mort et comment certains d'entre nous, moi inclus savions que le temps manquait et qu’il était en danger. Nous avons essayé d'intervenir mais il était trop tard..

En Novembre 2008, Michael était à l'hôtel Bel Air. On a pu le rencontrer et il nous a parlé pendant 1 heure. Il nous a même commandé des repas de son restaurant préféré en même temps que le sien..
Il était bien et était très calme, et lucide. Rien n'allait de travers. Il nous a parlé de ses projets qui allaient venir. Nous ne savions pas encore qu’il allait donner des concerts..

Les semaines suivantes, Michael a eu pas mal de meetings a cet hôtel, a propos de la tournée.
Apres l'annonce des concerts, Michael a commencé a travailler au Center Staging, entre avril et mai.
C'est a ce moment la que nous avons remarqué qu'il allait chez Dr Klein beaucoup plus souvent..

L'augmentation des visites et leur durée ont commencé à alarmer certains d'entre nous. Surtout quand nous avons remarqué quel effet ces visites avaient sur lui. Il a commencé a sortir de chez Klein très "groggy"
Nous avons réalisé que ces procédures impliquait des substances...

C’est même arrivé au point que nous nous sommes dit que ça ne servait plus a rien de lui donner des lettres ou des cadeaux après ses visites car il ne saurait même pas ce que c’était..

Quelque chose m'a encore plus alarmé, le samedi 25 avril... C’était la première fois que Michael allait chez Klein cette semaine l0 et il était tard.. Il y est resté de 17h a 21H30

quand il en est sorti, Michael sentait une odeur d'éther et d'alcool.. Il n'était pas dans son état normal.

Le 29 mai, Michael nous a fait rentré à Center Staging pour nous parler de ce qu’il se passait a propos des tickets (les ventes étranges, les fans qui n’arrivaient pas a en avoir)
Il nous a dit qu’il n’était pas au courant de tout ça, qu’il ne savait pas que c’était des places assises et qu’il ferait quelque chose à ce propos. Il nous a dit: « ils l'ont fait sans mon accord!!  Ils l'ont fait pour des raisons évidentes ... Ils ont aussi fait un mauvais planning… » C’était supposé être un concert par jour.
Sa voix s'est brisée et on a crut qu’il allait pleurer.. Il a mit ses mains dans une positions de prière et il est resté debout, silencieux.. Nous aussi nous sommes resté silencieux... C’était un moment très intense et rempli de tristesse et d'inquiétudes..
Nous avons quitté la pièce en nous disant que nos inquiétudes étaient a présent validées.
Malheureusement, le jour après, ceci est sorti dans la presse.. AEG a démenti le lendemain et a dit que c’était un mensonge
Ca coïncide aussi avec le moment ou tout a changé pour notre petit groupe qui avions un accès assez ouvert a Michael..
Apres que AEG ait su ce que Michael nous avait dit, tout a changé..
La sécurité nous a bloqué et Michael n'a plus était aussi "approchable"
Avec cet accès restreint, même si on le voyait encore et réussissions a lui parler un peu, les visites chez Klein sont devenues encore plus fréquentes, et son physique a encore changé, surtout son poids. Il avait l'air trop maigre, et tout semblé allait mal. Même sa sécurité a changé d'attitude

Le 1 juin, MJ a commencé a répéter au forum d'Inglewood
Quelques jours avant, Michael Amir (son assistant) nous a dit que MJ était très fatigué, qu’il n’avait pas dormi de la semaine et que AEG n'avait pas arrêter de l'appeler tout le temps

C’est a partir de la que MJ a commencé a aller aux répétitions de plus en plus tard et quelques fois annulait.
Ca a été le cas le 12 juin. Michael est allait répéter tard. A son arrivée, ils ne se sont pas arrêtés comme ils faisaient toujours. Sa sécurité est venue voir où nous étions, roulant à coté de nos voitures. Ils ne nous ont rien dit. C’était vers 21h. Vers minuit, un de ses garde, Big E, est venu et nous a dit "Michael dit que c’est dangereux pour vous" (le quartier est chaud) et "Michael ne voulait pas venir répéter aujourd’hui, il est trop fatigué". Et puis ils nous ont demandé de nous mettre en ligne et que nous pourrions parler a MJ un par un pendant 15 secondes et faire signer des autographes. Ca semblait très bizarre pour nous tous et on s’est demandé ce qu’il se passait. Mais bien sur on s’est mit en rang. C'était très impersonnel car ce que nous disions était scrupuleusement écouté par sa sécurité.

Les derniers jours de la vie de MJ, je me rappelle que Alberto (sécu) était très agité et transpirait de nervosité. Ils nous disait, quand on demandait si MJ était ok, on nous répondait que MJ était concentré et en "tour mode". Mais on voyait qu’il y avait plus que ça. Que MJ était sous influences, et que sa sécurité était nerveuse à propos de quelque chose! En fait, au lieu d’avoir 2 a 3 gardes, ils ont triplé l'effectif jusqu'a aller jusqu'a 12 personnes la nuit de sa mort!

Quelque chose n'allait pas et il était temps que nous agissions.
Une vingtaine de fans ont écrit des lettres la semaine précèdent sa mort. Nous voulions lui faire un statement de la part de tous les fans.
Nous pensions que c’était juste une question de temps avant qu’il ne meurt si nous ne faisions rien.. Personne autour de lui faisait quelque chose.. Une fois les lettres collectées, et un plan mis en place, nous avons décidé de commencer le 24 juin..
Nous avons réussi à donner les lettres en main propres. C’est la dernière fois que je lai vu, quittant le Staples Center a 1h30 du matin, le 25 juin..
Voici la lettre que je lui ai donné:

"Michael,
Je t'ai admiré et aimé depuis l’âge de 14 ans quand tu as sauvé ma vie. Tu a continué de la sauver jusqu'a maintenant, incroyable pour quelqu'un qui ne me "connaît" pas vraiment. Tu ma donné la force de continuer et tu m'a donné de l'espoir et de la force.
Aujourd'hui, c’est mon tour. Notre tour, de se tourner vers TOI et de te dire que nous sommes là pour toi et que nous voulons t’aider.
Essaye de comprendre que nous t’aimons tellement que nous ne pouvons te perdre. Tu es tellement important pour nous que ça nous fait mal de te voir malheureux comme on te voit depuis quelques temps, même si tu essayes de le cacher. Nous sentons et voyons que quelque chose ne va pas.
Michael, ne fais jamais quelque chose que tu n'a pas envie de faire, que ça soit des concerts, ou d’autres choses que les gens veulent te faire faire pour l’argent..
Ne laisse personne ou rien te stresser au point de perdre le sommeil, et causer d’autres problèmes de santé.
Rien de tout ça n'en vaut la peine et tu n'a pas besoin de prouver qui tu es..
Tu as payé tes dettes, plus d'une fois..
J'ai besoin de toi et je t'aime profondément, nous t'aimons tous.
Samantha.



Je veux finir ce témoignage en disant que Michael n'était pas "drogué" tout le temps. On ne le voyait pas comme un junkie du tout! Nous étions juste inquiets qu'il soit trop stressé et sous pression. Que ça l'empêche de manger et de fonctionner sans laide de médicaments et que les gens autour de lui savaient qu’il n’allait pas bien et on décidé de fermer les yeux. Mais je sais ce que j'ai vu et j'ai vu qu'il n’était pas en bonne santé, qu’il n’était pas heureux, en forme pour aller sur scène 3 semaines plus tard. Et ils le savaient aussi. Il est temps que la vérité sorte.

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Posté par mijac3 à 19:56 - Michael Jackson - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Moonwalk: L'autobiographie de Michael Jackson.

Suite de l'autobiographie Moonwalk.

La danse : " Moonwalk "(Chapitre 5 - en entier)

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" Off The Wall ", est sorti en août 1979, le même mois que celui de mon anniversaire.
J’avais vingt et un ans et c’est à ce moment-là que j’ai pris le contrôle de mes
affaires. Ce fut un des changements les plus marquants de ma vie. C’était très
important pour moi, car je prouvais ainsi, avec ce succès, que l’ex-" enfant-star " était
un artiste à part entière complètement intégré, et plébiscité par ses contemporains. "
Off The Wall " allait un peu plus loin que le groupe de danse que nous avions
concocté. Quand nous avions démarré le projet, Quincy et moi, nous voulions
exprimer des sentiments forts, passionnés, et nous en parlions pendant des heures.
Je continue de penser que c’est ce que nous avons réussi à accomplir avec la
ballade " She’s Out Of My Life " et dans une certaine mesure avec " Rock With You ".
Quand j’y repense, je comprends comment " Off The Wall " m’a préparé au travail
qui a donné l’album " Thriller ".
Quincy, Rod Temperton et la
plupart des musiciens qui ont
joué sur " Off The Wall " m’ont
aidé à réaliser un rêve que
j’avais depuis longtemps. " Off
The Wall " s’était vendu à
presque six millions d’unités
dans mon pays, mais je voulais
faire un album qui se vende
encore davantage. Depuis
toujours, depuis que j’étais petit
garçon, je rêvais de pulvériser
le record du monde de vente
de disques.

Thriller3gg
Je me souviens que chaque fois que je plongeais dans la piscine, quand j’allais
nager, je faisais un voeu avant de sauter dans l’eau. N’oubliez pas que j’ai toujours
su comment fonctionnait l’industrie du disque, et ce qui était ou n’était pas possible.
Moi, je voulais faire quelque chose de spécial. J’étendais mes bras au-dessus de ma
tête, comme si j’envoyais mes pensées dans l’espace, je faisais un voeu, et je
plongeais. Je me disais : " Mon rêve, c’est ça. C’est ce que je souhaite. " Et je
répétais ça chaque fois que je plongeais dans l’eau.
Je crois aux souhaits et à la possibilité que nous avons de les réaliser. Je le crois
sincèrement. Chaque fois que je voyais un coucher de soleil, je faisais un voeu juste
avant que le dernier rayon de soleil disparaisse à l’horizon. C’était comme si le soleil
avait emporté mon souhait avec lui. Et un souhait est plus qu’un souhait, c’est un
objectif qu’on se fixe. C’est quelque chose que votre conscient et votre subconscient
peuvent vous aider à réaliser. Je me souviens que nous étions en train de travailler
en studio avec Quincy et Rod Temperton sur " Thriller ". Pendant la pause, je jouais
au flipper et l’un d’eux m’a demandé : " Si cet album ne marche pas aussi bien que "
Off The Wall ", est-ce que tu seras déçu ? "
J’étais furieux, et blessé que la question soit seulement soulevée. Je leur ai dit que "
Thriller " ferait encore plus fort que " Off The Wall ". J’ai reconnu que je voulais que
ce disque soit l’album le plus vendu de l’histoire du disque. Ils ont éclaté de rire. Ça
leur paraissait un souhait plutôt irréaliste.
Il m’est arrivé par moments de perdre
mon calme pendant le projet de " Thriller
" parce que les gens qui travaillaient avec
moi n’arrivaient pas à voir ce que moi je
voyais. Ça m’arrive encore maintenant et
je pique ma crise quand je m’en aperçois.
Ils ont trop de doutes. Vous ne pouvez
pas faire de votre mieux, si vous doutez
de vous-même ; et si vous ne croyez pas
en vous, qui le fera ? Si c’est pour faire
aussi bien que la fois d’avant, à quoi
bon ?
La mentalité " On fait ce qu’on peut " ne
me convient pas du tout. Ce que je veux,
c’est faire mieux, aller toujours plus loin,
toujours plus haut. Je crois que nous
avons un vrai pouvoir, mais que nous
n’utilisons pas notre intelligence au
maximum de nos capacités.
L’esprit est assez puissant pour nous
permettre d’atteindre ce nous voulons. Je
SAVAIS ce que nous pouvions faire avec
ce disque.
Nous avions une équipe fantastique, des grands talents et des bonnes idées, et je
savais que nous pouvions réussir ce que nous voulions.
Le succès de " Thriller " a transformé la plupart de mes rêves en réalité. Ce disque
est effectivement devenu l’album le plus vendu de tous les temps et il est inscrit dans
le Livre Guinness des records mondiaux.
Nous avons travaillé très dur pour faire le disque " Thriller ", mais il est vrai que l’on
ne reçoit que ce que l’on a donné. Moi je suis un perfectionniste. Je peux en tomber
raide mort de fatigue... J’ai travaillé tellement fort sur cet album... C’était bien que
Quincy me fasse une confiance totale pendant ces séances. J’imagine qu’il avait eu
le temps de se faire une opinion en me voyant travailler sur " Off The Wall ". Il avait
écouté mes suggestions et m’avait aidé à réaliser ce que je cherchais sur cet album,
mais il m’a montré encore plus de confiance pendant " Thriller ". Il a compris que
j’avais l’expérience et l’assurance requises pour faire ce disque et pour cette raison,
par moments, il n’était pas en studio avec nous. Je n’ai pas de doutes quand il s’agit
de mon travail. Quand j’entreprends un projet, j’y crois à cent pour cent. J’y mets
toute mon âme. Je pourrais mourir pour le réaliser. Je suis comme ça.
Quincy est brillant quand il s’agit d’équilibrer un
disque, de trouver le bon mix entre les tempos
rapides et lents. Nous avons commencé à travailler
avec Rod Temperton sur les chansons de l’album
"Thriller", qui devait s’appeler au départ "Starlight".
J’écrivais mes propres chansons pendant que Quincy
écoutait celles des autres, en espérant trouver celles
qui me conviendraient parfaitement pour l’album. Il
sait exactement ce que j’aime, ce qui me convient et
ce qui va marcher pour moi. Nous avons tous les
deux la même attitude en ce qui concerne les
albums : nous ne croyons pas aux faces B ou aux
chansons d’ albums ". Chaque titre doit pouvoir tenir
le coup, comme s’il s’agissait d’une face A de 45
tours, et nous travaillons toujours dans ce sens.
J’avais terminé plusieurs chansons, mais je ne les ai pas données à Quincy avant
d’avoir écouté celles qu’il avait sélectionnées. La première chanson était " Startin’
Something " et je l’avais écrite pendant que nous faisions l’album " Off The Wall ",
mais je ne l’avais pas montrée à Quincy. Parfois, j’ai une chanson que j’aime
vraiment beaucoup, mais je n’arrive pas à la montrer. Pendant que nous faisions "
Thriller ", j’ai gardé " Beat It " pendant longtemps avant de la jouer à Quincy. Il
n’arrêtait pas de me dire que nous avions besoin d'un bon titre de rock pour l’album.
Il me disait : " Allons ! Elle est où ta chanson ? Je sais que tu l’as. " J’aime mes
chansons, mais au départ je suis timide et j’ai du mal à la jouer aux gens, parce que
j’ai peur qu’ils ne l’aiment pas, et c’est une expérience trop pénible pour moi.
Il a fini par me convaincre de lui faire écouter ce que j’avais écrit. J’ai apporté " Beat
It ", je la lui ai jouée, et il a sauté au plafond. J’étais au septième ciel !
Au moment où on a commencé à travailler sur " Thriller ", j’ai appelé Paul McCartney
à Londres et cette fois je lui ai dit : " Si on écrivait des tubes tous les deux ? " Notre
collaboration a donné "Say Say Say " et " The Girl Is Mine ".
Quincy et moi avons finalement choisi " The Girl Is Mine ", comme titre principal du
premier 45 tours de " Thriller ". Nous n’avions guerre le choix. Quand il y a deux
grands noms sur une même chanson, il faut que ce titre sorte en premier, ou alors il
est matraqué et surexposé. Il fallait que cette chanson sorte.
Lorsque j’ai contacté Paul, je voulais le remercier de la faveur qu’il m’avait faite en
me donnant " Girl Friend " pour l’album " Off The Wall ". J’ai écrit " The Girl Is Mine "
en pensant que cette chanson serait bien pour sa voix et pour la mienne, et nous
avons aussi travaillé sur " Say Say Say " que nous devions finir plus tard avec
George Martin, le grand " producer " des Beatles.
" Say Say Say " a été coécrit par Paul, un homme qui savait jouer de tous les
instruments qu’on peut trouver dans un studio, et qui savait transcrire chaque
partition, alors que moi je ne savais pas le faire. Et pourtant, nous avons collaboré,
d’égal à égal, et nous nous sommes bien amusés ensemble. Paul n’a jamais eu
besoin de me traîner en studio. Cette collaboration m’a donné encore davantage
confiance en moi, car il n’y avait pas Quincy pour corriger mes erreurs et me
regarder. Paul et moi nous partagions la même idée sur la manière dont une
chanson pop doit tourner, et ce fut un vrai régal. J’ai l’impression que, depuis la mort
de John Lennon, il a dû montrer constamment aux gens qu’il était capable d’assurer
tout aussi bien. Paul McCartney a donné tellement au monde du disque et à ses
fans !

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Finalement, j’ai acheté le catalogue d’éditions ATV, qui comprenait beaucoup de
chansons de Lennon et McCartney. Mais la plupart des gens ignorent que c’est Paul
qui m’a poussé à m’intéresser à l’édition. J’étais chez Paul et Linda, dans leur
maison de campagne, quand Paul me parla de l’édition musicale. Il me tendit un petit
livre avec " MPL " inscrit sur la couverture. Il a souri quand je l’ai ouvert, parce qu’il
savait que j’allais trouver le contenu excitant. Il y avait une liste de toutes les
chansons qui appartiennent à Paul et il avait acheté les droits de ces chansons
depuis longtemps. Je n’avais jamais songé à acheter des chansons jusqu’alors.
Lorsque le catalogue ATV, qui contient beaucoup de chansons de Lennon-
McCartney, fut à vendre, j’ai décidé de l’acheter.
Je me considère comme un musicien et aussi comme un businessman. Paul et moi
avons payé pour apprendre l’importance des droits d’édition, les droits d’auteurscompositeurs
et la dignité de ce métier. C’est dans l’écriture des chansons que
réside la sève, le sang de la musique populaire. La créativité ne se mesure pas en
heures de travail ou en systèmes d’échelons, il s’agit là de l’inspiration et du désir de
la faire aboutir. Lorsque j’ai été attaqué en justice par quelqu’un dont je n’avais
jamais entendu parler pour " The Girl Is Mine ", je n’ai eu aucun mal à défendre ma
réputation. J’ai dit que la plupart de mes idées me viennent dans les rêves, ce que
certains ont interprété comme un tour de passe-passe. Notre industrie est tellement
encombrée d’avocats et de procès que ça fait partie de l’apprentissage de ce métier,
au même titre que les concours d’amateurs.
" Not My Lover " a failli être le titre
de " Billie Jean ", parce que Q
n’aimait pas tellement mon titre. Il
avait peur que les gens pensent tout
de suite au joueur de tennis Billie
Jean King.
Beaucoup de gens m’ont posé des
tas de questions sur cette chanson,
et la réponse est très simple. C’est
l’histoire d’une fille qui prétend que
je suis le père de son enfant et je
plaide mon innocence parce que "
cet enfant n’est pas mon fils ".
Il n’y a jamais eu de vraie Billie
Jean. En revanche, après cette
chanson, il y en a eu beaucoup qui
l’ont prétendu. La fille de cette
chanson est une image composite
de toutes les filles qui nous ont
empoisonné l’existence pendant des
années. Ce genre d’histoire est
arrivé plusieurs fois à mes frères, et
ça me surprenait toujours. Je ne
comprenais pas comment ces filles
pouvaient raconter de tels
mensonges alors que c’était faux. Je
ne comprends pas qu’on puisse
mentir à propos d’un tel sujet. Même
maintenant, il y a des filles qui
viennent à la grille de notre maison
et qui disent des choses les plus
aberrantes, comme : " Oui, je suis la femme de Michael " ou bien : " Je lui laisse les
clés de notre appartement. " Je me souviens d’une fille qui nous rendait
complètement fous. Je suis sûr que dans sa tête elle croyait dur comme fer qu’elle
était à moi.
Il y avait une autre fille qui prétendait que j’avais couché avec elle, et elle hurlait des
menaces. Il y a eu quelques incidents devant la grille de Hayvenhurst, et ces gens
peuvent devenir dangereux. Certains crient dans l’interphone que Jésus les a
envoyés pour me parler, ou que Dieu les a envoyés pour me rencontrer. Les trucs les
plus fous...

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Un musicien sait quand une chanson va faire un hit. Ça doit "tourner", sonner juste.
Tout doit être parfaitement en place, c’est une sensation de plénitude, d’intense
satisfaction. On le sait dès qu’on l’écoute. C’est ce que j’ai éprouvé avec " Billie Jean
". Je savais que ça ferait un malheur pendant que j’étais en train de l’écrire. J’étais
complètement absorbé par cette chanson. Un jour, pendant une pause
d’enregistrement, je roulais sur l’autoroute Ventura avec Nelson Hayes, qui travaillait
avec moi à cette époque-là. " Billie Jean " me trottait dans la tête et j’y pensais tout le
temps. C’est alors qu’au moment de quitter l’autoroute un môme en mobylette nous
fait des grands signes et se rapproche de ma portière pour me dire : " Votre voiture
est en train de brûler. " Nous avons alors remarqué la fumée et nous nous sommes
arrêtés aussitôt.
L’arrière de la Rolls-Royce était en flammes. Ce gamin nous a probablement sauvé
la vie. Si la voiture avait explosé, nous aurions été tués.
Mais j’étais tellement absorbé par cette chanson qui tournait dans ma tête que je n’y
ai repensé que beaucoup plus tard. Même pendant que nous cherchions du secours
pour essayer de rentrer, je composais ma chanson, mentalement. C’est dire à quel
point j’étais absorbé par " Billie Jean ".
Avant d’écrire " Beat It ", je pensais que je voulais écrire le genre de rock’n roll que
j’irais acheter pour moi, mais je voulais que ça soit complètement différent de ce que
j’écoutais au top 50, à la radio, tout le temps.

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"Beat It" a été écrit à l’intention des gamins qui vont à l’école. J’ai toujours aimé
écrire des trucs qui plaisent aux enfants. C’est vraiment chouette d’écrire pour eux et
de savoir qu’ils aiment ça, parce qu’ils sont un public très exigeant. On ne peut pas
les blouser. Ils sont mon public le plus important, même maintenant, parce que je les
aime vraiment et je veux leur plaire. S’ils aiment ce que je fais, c’est un hit à tous les
coups, peu importe le classement des palmarès.
Les paroles de " Beat It " expriment quelque chose que je ferais si j’étais agressé. Le
message, "je hais la violence , est une chose à laquelle je crois profondément. Je dis
aux enfants d’être malins et d’éviter les coups. Je ne veux pas dire par là qu’il faut
tendre la joue gauche quand on vient de se faire agresser, mais, sauf quand on a le
dos au mur et qu’il n’y a plus de choix possible, il faut SE TIRER avant que la
violence explose. Si vous vous battez et que vous êtes tué, vous n’avez rien gagné,
vous êtes le grand perdant de l’histoire, et les gens qui vous aiment aussi. C’est ça le
message de " Beat It ". Pour moi, le vrai courage c’est d’accepter le différent, et les
différences, en évitant la bagarre, et en utilisant la sagesse pour que cette solution
soit possible.
Quand Q a téléphoné à Eddie Van Halen, celui-ci a
cru que c’était un canular. A cause de la ligne
téléphonique, qui était brouillée, Eddie a pensé que la
voix du type à l’autre bout de la ligne était celle d’un
plaisantin. Il a donc envoyé Q se faire voir, et Q a
renouvelé son appel. Eddie a accepté de faire la
séance pour nous et ça a donné l’incroyable solo de
guitare de " Beat It ".
Les nouveaux membres de l’équipe faisaient partie
du groupe Toto, qui avait déjà enregistré des tubes : "
Rosanna " et " Africa ". Ils étaient très connus comme
musiciens avant de faire leur groupe. A cause de leur
expérience, ils connaissaient les deux aspects du
travail de studio, et ils étaient capables à la fois
d’improviser et de suivre exactement les consignes
du leader. Steve Porcaro avait travaillé sur " Off The
Wall " tout en étant pianiste-clavier attitré de Toto.
Cette fois il avait amené toute son équipe avec lui.
Tous les musicologues savent que le leader du
groupe, David Paich, est le fils de Marty Paich, qui a
travaillé sur les grands standards de Ray Charles
comme " I Can’t Stop Loving You ".
J’aime " Pretty Young Thing " qui a été écrit par Quincy et James Ingram. " Don’t
Stop Till You Get Enough " m’avait ouvert l’appétit et donné envie de refaire une intro
parlée. J’ai toujours eu une voix douce et je n’ai pas de raison de la cacher en
chantant tout le temps. Je n’ai pas cultivé ni trafiqué le son de ma voix : elle est telle
que Dieu me l’a donnée, et c’est à prendre ou à laisser, c’est la mienne. Imaginez ce
qu’on l’on peut éprouver quand on est critiqué pour quelque chose qui est un don de
Dieu, et qui est complètement naturel. Imaginez à quel point ça fait mal quand la
presse répand de fausses rumeurs, qu’il faut essayer de contredire, de justifier, en
sachant que les gens ont du mal à vous croire, tout simplement parce que les
commérages et les scandales font de bons papiers. Il faut alors raconter une autre
histoire pour essayer de rétablir la vérité et effacer le poison du mensonge. J’ai
toujours refusé de donner des démentis à toutes ces inventions parce que cela
donne trop d’importance aux gens qui ont inventé ces histoires. Rappelez-vous que
la presse est un business : les journaux et les magazines sont là pour faire de
l’argent, parfois aux dépens de la vérité.
En tout cas, dans l’intro de " Pretty Young Thing ", j’étais un peu plus sûr de moi que
sur le dernier album. J’adorais les mots rigolos, farfelus, tout cet argot rock’n roller
qu’on ne trouve pas dans le dictionnaire. J’ai demandé à Janet et à La Toya de venir
en studio pour chanter cette chanson-là et elles ont fait des vrais choeurs. James
Ingram et moi avons programmé un appareil que les ingénieurs de son connaissent
bien et qui s’appelle un Vocoder, pour donner le timbre E.T. à la voix.
" Human Nature " a été écrit par les types de Toto qui l’ont apporté à Quincy. Nous
sommes tombés d’accord tous les deux : c’était la plus jolie mélodie qu’on ait
entendue depuis longtemps. C’est encore plus beau que " Africa " ; c’est une
musique céleste. On m’a souvent demandé ce que signifiaient les paroles : "
Pourquoi est-ce qu’il me fait ça...J’aime l’amour comme ça..." Les gens croient
toujours que les paroles qu’on chante nous ressemblent, et qu’elles ont un sens
particulier pour nous, mais souvent, ce n’est pas vrai. Ce qui compte c’est d’émouvoir
les gens, de les toucher. On peut le faire avec la mosaïque de la mélodie, des
arrangements et des parole, parfois le contenu des mots est purement intellectuel...
On m’a souvent posé des questions sur la chanson "Muscles ". Je l’ai écrite et réalisé
pour Diana Ross. Cette chanson est la façon dont j’ai toujours rêvé de lui redonner
toute ce qu’elle m’a donné, tout ce qu’elle a fait pour moi. J’ai toujours aimé Diana et
je l’admire toujours, j’essaie de le lui prouver. A part ça, " Muscles " est aussi le nom
que j’ai donné à mon serpent.
" The Lady In My Life " a été une des chansons les plus difficiles à réaliser en studio.
Nous avions l’habitude de faire énormément de prises pour avoir un son de voix
aussi parfait que possible, mais avec celle-là, Quincy n’était pas satisfait de ma façon
de chanter, même après des douzaines de prises. Finalement, il m’a pris à part et il
m’a demandé de chanté d’un ton suppliant.
C’est exactement ce qu’il m’a dit. Il m’a demandé de retourner dans la cabine et de "
supplier ". Alors j’y suis retourné, ils ont éteint les grosses lumières du studio, ils ont
fermé les rideaux entre le studio et la cabine des ingénieurs pour que je me sente
plus à l’aise. Q a donné le signal et j’ai supplié... Le résultat, c’est ce qu’on entend.
Puis la maison de disque a commencé à nous talonner pour qu’on finisse " Thriller "
plus rapidement. Quand ils veulent nous faire activer, ils mettent vraiment la
pression, et ils nous ont poussé pour qu’on termine au plus vite. L’ultimatum était
lancé : le disque devait être prêt à telle date, et pas un jour de plus.
Alors on s’est vraiment défoncés pour finir l’album dans les temps. On a commencé à
faire des tas de compromis sur les " mixes ", et même sur certaines prises. A force
d’arrondir les angles, on était en train de démolir tout l’album.
Quand on a fini par écouter ce qu’on devait leur présenter, "Thriller" sonnait tellement
bordélique que j’en ai eu les larmes aux yeux. On m’avait mis une telle pression pour
essayer de finir "Thriller ", tout en travaillant aussi sur l’histoire de E.T., que c’était
trop. Tout le monde se bouffait le nez à propos de ce projet et, finalement, la triste
vérité était que les mixes de " Thriller " ne valaient rien.

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Nous nous sommes assis dans le studio Westlake à Hollywood, et nous avons
écouté l’album en entier. J’étais effondré. La colère m’a envahi, et j’ai quitté la pièce
en disant : " Terminé ! On ne sortira pas l’album. Appelez CBS et dites-leur qu’on ne
leur donnera pas cet album. Je refuse de le laisser sortir. "
Je savais que ce serait une erreur. Si nous n’avions pas arrêté la machine, et écouté
attentivement ce que nous avions fait, le disque aurait été un désastre. Il n’aurait
jamais reçu les hommages qu’il a reçus, parce que, comme on l’apprend vite, on
peut ruiner un excellent album au mixage. C’est comme le montage d’un film. Aussi
fragile. Pour cela, il faut prendre le temps de le faire bien.
Il y a des choses qu’on ne peut pas faire vite.
Il y a eu des cris et des grincements de dents du côté de la maison de disques, mais
finalement ils se sont montrés intelligents et ont compris. Eux aussi, ils le savaient.
Mais j’étais le premier à avoir le courage de le dire. En fin de compte, il a fallu
remixer l’album entièrement ; on s’est pris deux jours de vacances, histoire de
respirer et de prendre du recul. Puis on est revenus en studio avec des oreilles
toutes neuves, et on a recommencé le mix à raison de deux chansons par semaine.
Quand on eut terminé – Wouah ! -- ça frappait fort ! CBS a entendu la différence, "
Thriller " était un projet de taille.

thriller
J’étais tellement heureux quand tout a été fini. Je brûlais d’impatience en attendant la
sortie du disque. Le dernier jour, quand on a quitté le studio pour de bon, on a même
pas fait la fête pour célébrer l’événement ; on est pas allés en discothèque non plus.
On est allé se reposer. De toute façon, je préfère rester chez moi avec les gens que
j’aime. C’est ma façon de faire la fête.
Les trois vidéos qui ont été tirées de "
Thriller ", " Billie Jean ", "Beat It " et "
Thriller ", sont des concepts que j’ai
créés pour l’album. J’étais décidé à
présenter cette musique de la façon la
plus visuelle possible. Je me souviens
que je regardais ce que faisaient les
gens avec la vidéo, et je trouvais ça
aberrant, tellement et primitif. Je
regardais les mômes avaler toute cette
médiocrité, et périr d’ennui parce qu’il
y avait rien d’autre. J’ai toujours envie
de donner le maximum, dans tout ce
que j’entreprends, alors pourquoi
travailler autant sur un album et tout
massacrer en produisant une vidéo
minable ? Je voulais quelque chose
qui vous colle à votre siège, quelque
chose que vous auriez envie de
regarder sans arrêt. Je voulais donner
de la qualité aux gens. Je voulais
aussi être un pionnier dans cette
aventure et réaliser les meilleurs films
musicaux, les meilleurs clips, que
personnellement je préfère appeler "
films ". Sur le tournage, je parlais
toujours du " film " que nous étions en
train de faire, et c’est mon approche.
Je voulais m’entourer des gens les
plus talentueux du business, le
meilleur réalisateur, le meilleur
photographe, le meilleur éclairagiste...
Nous ne filmions pas en vidéo mais en
35 mm. C’était sérieux.

004
Pour le premier clip " Billie Jean ", j’ai interviewé plusieurs réalisateurs, car je voulais
trouver la perle rare. Beaucoup d’entre eux ne m’ont pas montré de matériel
véritablement original.
Plus je visais haut, plus la compagnie de disque mettait de réticence à donner un
budget adéquat.
Alors, j’ai fini par financer moi-même " Beat It " et " Thriller " parce que je n’avais pas
envie de me bagarrer avec les gens pour l’argent. Par conséquent, je suis devenu
propriétaire de ces films à part entière.
" Billie Jean " a été fait avec l’argent de CBS, environ 250,000 dollars. A cette
époque, ça représentait beaucoup, d’argent pour une vidéo, mais ça m’a fait plaisir
de voir qu’ils croyaient autant en moi. Steve Baron qui a réalisé ce film avait
beaucoup d’imagination, bien qu’il n’ait pas été d’accord au départ sur mon intention
d’y mettre de la danse. Je sentais que les gens aimeraient voir de la danse sur ce
clip. Les pas de danse que je fais sur la pointe des pieds et la plupart des autres
mouvements ont été spontanément improvisés.
Le clip de " Billie Jean " fit une grosse impression sur le public de MTV et ce fut un
grand succès.
" Beat It " a été réalisé par Bob Giraldi, qui avait fait beaucoup de pubs télé. Je me
souviens que j’étais en Angleterre ; on a décidé de sortir " Beat It " comme deuxième
45 tours de l’album "Thriller" et il a fallu choisir un réalisateur.
Je sentais que le scénario devait coller exactement avec la chanson que j’avais
écrite : un gang contre l’autre dans les rues " dures " de la ville. Il fallait que ça soit
fort, violent, dur, puisque c’était le thème de " Beat It ".
En rentrant à Los Angeles, j’ai vu le " show-tape " de Bob Giraldi et j’ai tout de suite
su que c’était lui qui devait faire " Beat It ". J’avais aimé la façon dont il racontait ses
histoires dans son travail, et je lui ai parlé de " Beat It ". Nous avons échangé nos
idées, et c’est comme ça que le clip a été créé. Nous avons modelé, sculpté le storyboard
jusqu'à ce que ça nous plaise.
Je pensais aux bandes de jeunes qui vivent dans la rue, quand j’ai écrit " Beat It ".
Aussi, on a fait le tour des gangs les plus féroces de la ville de Los Angeles, et on les
a fait travailler sur le film. Ça s’est avéré une bonne idée et une expérience
fantastique pour moi. Il y avait vraiment des durs de durs sur le plateau, et ils
n’avaient rien de figurants déguisés en loubards. Ils ne jouaient pas la comédie
comme des acteurs : ils étaient sérieux... Ils rentraient dans l’histoire " pour de vrai ".
Il faut dire que je n’avais jamais vraiment fréquenté de gars de ce milieu et ils
m’intimidaient carrément au départ. Mais on avait un service d’ordre tout autour, au
cas où ça dégénérerait. Très vite, on s’est aperçus qu’on n’avait pas besoin de
gardes du corps, et que les membres de ces gangs se comportaient avec nous de
façon humble, gentille et sympa. Nous leur donnions de quoi manger pendant les
pauses, et ils rangeaient les plateaux et nettoyaient ce qu’ils avaient sali.. J’ai
commencé à comprendre que toutes ces images sur les méchants leur servent de
système et d’identification. Ce qu’ils voulaient, c’était qu’on les voie, qu’on les
reconnaisse et qu’on les respecte, et ils étaient ravis à l’idée de passer à la télé. "
Hé, regarde-moi, je suis quelqu’un ! " Je pense sincèrement que la plupart de ces
types se comportent ainsi pour cette raison : ce sont des rebelles, mais des rebelles
qui veulent l’attention et le respect. Comme nous tous ! Ils veulent seulement qu’on
les regarde. Au moins pendant quelques jours, ils ont été des stars.
Ils étaient tellement super avec moi, polis, silencieux, chaleureux. Quand je finissais
mes numéros de danse, ils me félicitaient sur mon travail, et c’était vraiment sincère.
Ils me demandaient une foule d’autographes, et ils étaient souvent attroupés autour
de ma caravane. Je leur donnais tout ce qu’ils me demandaient : des photos, des
autographes, des billets pour ma tournée Victory, n’importe quoi. C’était une bande
de types sympas.
La vérité de cette expérience est sortie à l’écran. Le clip " Beat It " est plutôt
menaçant, et on " sent " les émotions de ces garçons. On sent la rue, et ce qu’est
leur vie dans la rue. Quand on regarde " Beat it ", on sait que ces mômes sont durs.
Ils sont eux-mêmes, et ça passe. Rien à voir avec ce qu’auraient pu faire des
acteurs. C’est leur esprit qui sort à l’écran.
Je me suis souvent demandé si, de leur côté, ils ont reçu mon message comme j’ai
reçu le leur.
Quand " Thriller " est sorti, la compagnie de disques a estimé qu’on en vendrait deux
millions. Généralement, les maisons de disques ne croient jamais qu’un disque
vendra plus que le précédent. Ils pensent que " la dernière fois c’était un coup de
chance ", ou que ce chiffre de vente représente votre public. Ils ont donc mis en
place deux millions d’exemplaires au cas où j’aurais un autre coup de chance. C’est
comme ça qu’ils fonctionnent, mais moi je voulais leur faire changer d’attitude avec "
Thriller ".
Quelqu’un m’a donc aidé dans cette entreprise. Il s’agit de Frank Dileo. Frank était
vice-président de la promotion Epic quand je l’ai rencontré. C’est lui qui m’a aidé à
réaliser mon rêve avec "Thriller". Frank avait entendu des extraits de l’album pour la
première fois au studio Westlake, à Hollywood . Il était là, avec Freddie Demann, un
de mes managers, et Quincy, quand je leur ai fait écouter " Beat It " et un petit extrait
de " Thriller " sur lequel nous étions encore en train de travailler. Ils étaient très
impressionnés, et nous avons commencé à parler sérieusement de faire une
campagne de lancement à " tout casser " pour vendre cet album.
Frank a vraiment bien travaillé et, depuis, il est devenu mon bras droit. Il comprend
l’industrie du disque de façon brillante, et sa compétence est très précieuse. Par
exemple, nous avons sorti "Beat It " en 45 tours alors que " Billie Jean " était encore
numéro un. CBS a crié : " Vous êtes fous ! Ça va tuer Billie Jean. " Mais Frank leur a
dit de ne pas se faire de bile, parce que les deux chansons seraient numéro Un et
qu’elles arriveraient au Top 10 toutes les deux en même temps. Ce fut le cas.
Au printemps 1983, il était clair que l’album faisait un malheur en crevant tous les
records. Chaque fois qu’on sortait un 45 tours, les ventes de l’album repartaient en
flèche.

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Puis le clip de " Beat It " est sorti.
Le 16 mai 1983, j’ai chanté " Billie Jean "
dans une émission de télé en l’honneur du
vingt-cinquième anniversaire de Motown.
Presque 50 millions de gens ont vu ce
spectacle. Après ça, beaucoup de choses
ont changé.
Le show " Motown 25 " avait été enregistré
un mois plus tôt, en avril. Le titre complet du
show s’appelait " Hier, aujourd’hui et pour
toujours ", et je dois bien admettre qu’on
m’avait poussé à le faire. J’en suis heureux
d’ailleurs, car ce passage a déclenché les
moments les plus heureux et les plus
comblés de ma vie.
J’avais d’abord commencé par refuser. On
m’avait demandé d’apparaître comme
membre des Jackson et de faire un numéro
de danse en solo. Mais nous ne faisions plus
partie de l’équipe des artistes de Motown. Il
y a d’abord eu des conversations
interminables entre mes managers, Weisner,
Demann et moi. Je pensais à tout ce que
Berry Gordy avait fait pour le groupe et pour
moi, mais je ne voulais rien savoir. Je ne
voulais pas faire de télé, et j’admets que
mon attitude est généralement assez
négative par rapport à la télé. Finalement,
Berry est venu me trouver. J’étais en train de
monter " Beat It " au studio Motown, et
quelqu’un avait dû lui dire que je me trouvais
dans les parages. Il est donc venu me voir
pour essayer de me convaincre. Je lui ai dit :
" Okay ! Mais si je le fais, je veux chanter "
Billie Jean ".
Ça serait la seule chanson du show qui ne soit pas made in Motown. " Il me répondit
qu’il était d’accord, et que c’était ce qu’il voulait. Nous avons décidé de faire " un pot
pourri " des Jackson avec Jermaine. Nous étions ravis.
J’ai donc réuni mes frères et je les ai fait répéter pour le show. On a bien travaillé et
c’était chouette. Comme au bon vieux temps des Jackson 5. Je les ai fait danser et
répéter pendant des jours et des jours, chez nous à Encino.
Je faisais filmer les répétitions en vidéo pour pouvoir les regarder après. Jermaine et
Marlon participaient aussi. Puis nous sommes allés à Motown pour répéter à
Pasadena. Nous avons fait une mise en place, et, bien que nous ne donnions pas
toute notre énergie et que les répétitions soient fragmentées, les gens présents sur
le plateau nous ont applaudis.. Puis j’ai répété " Billie Jean ". C’était juste un filage et
je n’avais rien préparé encore, car je m’étais surtout occupé du groupe.
Le lendemain, j’ai appelé le bureau de mes managers et je leur ai dit : " S’il vous
plaît, trouvez-moi un chapeau d’espion, un truc en feutre, cool, du style agent secret.
" Je voulais un chapeau spécial, vaguement sinistre, un chapeau d’enfer. Je n’avais
pas encore d’idées précises sur ce que je voulais en faire avec " Billie Jean ".
Pendant les séances de " Thriller ", j’avais trouvé une veste noire et je disais à mes
amis : " Vous savez, un jour, je la mettrai sur scène. " Elle était tellement parfaite,
tellement " show-business " que je décidai de la porter pour le show " Motown 25 ".
Mais la veille de l’enregistrement, je n’avais encore aucune idée de ce que j’allais
faire tout seul. Aussi, je suis allé dans la cuisine et j’ai mis " Billie Jean " à fond.
J’étais tout seul, la veille du show, et j’ai décidé d’attendre que la chanson me dise
ce que je devais faire. J’ai laissé la danse se créer toute seule ; je l’ai véritablement
laissée ME PARLER. J’ai écouté le beat monter. J’ai attrapé le chapeau d’espion et
j’ai commencé à marcher et à prendre la pause, en laissant le rythme de " Billie Jean
" créer le mouvement. Je me sentais poussé à laisser les choses se faire toutes
seules. C’était plus fort que moi. J’ai eu beaucoup de plaisir à rester détaché, et à
laisser la danse venir, comme inspirée par la musique.
J’avais déjà mis au point certains
mouvements, mais l’essentiel était
spontané. Je pratiquais le " moonwalk "
depuis un certain temps, et je décidai
de le danser en public pour le " Motown
25 ".

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À ce moment-là, le " moonwalk " était
déjà dans la rue, mais je lui ai donné
du prestige en le dansant ce soir-là.
C’était un pas de " break-danse " très
sautillant, que les enfants noirs avaient
inventé sur les trottoirs des ghettos. Ils
créent beaucoup de danses de cette
manière, pure et simple. Alors, je me
suis dit : " Je vais l’essayer." Et ça a
marché. Trois gamins me l’ont appris.
Ils m’ont appris la base, et je me suis
entraîné tout seul. J’y ai ajouté d’autres
figures. En tout cas, j’étais sûr que
dans le pont musical de " BillieJean "
j’allais marcher à la fois en avant et à
reculons, comme si je marchais sur la lune. Le jour du tournage, Motown était à la
bourre, complètement en retard sur l’horaire prévu.
Alors, je suis sorti et j’ai répété tout seul. J’avais mon chapeau d’espion sur la tête.
Mes frères voulaient savoir pourquoi, mais je leur ai dit que c’était une surprise. Puis
j’ai demandé discrètement à Nelson Hayes de me rendre un service : " Après le set
avec mes frères, quand les lumières seront éteintes, tends-moi le chapeau dans
l’obscurité. Moi, je serai dans le coin, près des coulisses, en train de parler avec le
public, et tu n’auras qu’à me le passer dans le noir. " Aussi, après notre numéro avec
mes frères, je me suis approché des spectateurs et je leur ai dit : "Vous êtes
merveilleux ! Je peux dire que pour moi ces chansons représentent le bon vieux
temps. Ce furent des moments magiques, tous ensemble, avec Jermaine, mais
celles que j’aime particulièrement ( et Nelson me passa le chapeau) ce sont les
nouvelles chansons. " Alors, je me retournai, pris le chapeau et démarrai " Billie Jean
" sur un rythme très " heavy ". Je voyais bien que les gens aimaient ce que je faisais.
Mes frères m’ont dit que tout le monde se bousculait dans les coulisses pour me
regarder. Ils étaient bouche bée. Mes parents et mes soeurs étaient au milieu du
public. Je me souviens seulement avoir ouvert les yeux à la fin, en découvrant une
armée de gens, debout, applaudissant frénétiquement. J’étais parcouru d’émotions
contradictoires. Je savais que j’avais le maximum et je me sentais bien. Tellement
bien ! Mais en même temps j’étais déçu parce que je n’avais pas réussi à faire ma
longue vrille et à m’arrêter sur la pointe des pieds. Je n’étais pas resté dans cette
position assez longtemps. Je m’étais retrouvé en équilibre sur une pointe de pied,
mais j’aurais voulu rester figé à cet endroit précis, dans cette position.
En coulisses, tout le monde était venu me féliciter. Moi, je pensais encore à ma vrille
loupée. Je m’étais tellement concentré, et je suis tellement perfectionniste !...
Pourtant, je savais que c’était un des moments les plus heureux de ma vie.
Mes frères avaient l’occasion de voir ce que je savais faire tout seul et comment
j’avais évolué. Après le spectacle, chacun d’entre eux est venu m’embrasser, et
j’étais heureux pour nous tous. Quand ils m’ont tous embrassé, j’étais aux anges. J’ai
adoré ça ! Ils ne m’avaient jamais traité comme ça jusque-là. Bien sûr, on est tous
très affectueux les uns avec les autres. À part mon père, qui n’est pas très
démonstratif, nous sommes tous très " calins-bisous ". Mais ce soir-là, quand ils sont
tous venus m’embrasser, c’est comme s’ils m’avaient béni.
Mais j’étais encore turlupiné par ma performance : je n’avais pas été PARFAIT, à
mon goût. Et puis, un gamin d’une dizaine d’années s’est approché de moi dans les
coulisses. Il portait un habit de soirée. Il m’a regardé avec des étoiles dans les yeux,
comme pétrifié, et il m’a dit : " Dis don’, qui c’est qui t’a appris à danser comme ça ? "
J’ai ri et je lui ai dit : " Je me suis pas mal entraîné, tu sais. "

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Le gamin m’a regardé, stupéfait. Je suis parti, et pour la première fois de la soirée,
j’ai été satisfait de ce que j’avais accompli cette nuit-là. Je me suis dit que j’avais dû
être vraiment bon, car les enfants sont honnêtes. Quand ce gamin m’a parlé, j’ai
vraiment senti que j’avais fait un bon travail. J’étais tellement bouleversé que je suis
rentré directement chez moi et que j’ai écrit le récit de cette expérience pour m’en
souvenir. La rencontre avec cet enfant marquait un tournant dans ma vie.
Le lendemain de la diffusion du " Motown 25 ", Fred Astaire me téléphona. Il me dit
très précisément : " T’es vraiment un as et tu bouges comme un fou. Tu les as laissé
sur le cul hier soir..." C’est comme ça qu’il m’a parlé, Fred Astaire. Je l’ai remercié et
il a ajouté : " T’es un danseur hargneux, Moi j’suis pareil. Je faisais la même chose
avec ma canne. " Je l’avais rencontré une fois ou deux par le passé, mais c’était la
première fois qu’il m’appelait. Il a encore ajouté : " J’ai regardé le show, hier soir, et
je l’ai enregistré. Je l’ai encore regardé ce matin. T’es vraiment un sacré danseur. "
C’est le plus grand compliment que j’aie reçu de ma vie et le seul auquel j’aie eu
envie de croire. Venant de Fred Astaire, ce compliment était plus que tout ce que les
autres pouvaient me dire. Ma performance fut nominée plus tard pour un Emmy,
mais c’est Leontyne Price qui a gagné. Peu importe. Fred Astaire m’avait dit des
choses que je n’oublierai jamais. C’était ça, mon Emmy. Par la suite, il m’a invité
chez lui et il a continué à me complimenter à tel point que j’en ai rougi. Il m’a reparlé
de ma performance dans "Billie Jean " en commentant chaque pas. Le grand
chorégraphe Hermes Pan, qui avait dirigé Fred dans tous ses films et ses numéros,
est venu, et je leur ai montré quelques pas qui les ont intéressés. Peu de temps
après, Gene Kelly est venu me rendre visite, et lui aussi m’a dit qu’il aimait ma façon
de danser. Ce show a donc été pour moi une expérience fantastique, car je sentais
que j’avais été intronisé dans la fraternité des danseurs ; je me sentais très honoré,
car ce sont les gens que j’admire le plus au monde.
Aussitôt après " Motown 25 ", ma famille a lu tous les articles qui avaient paru dans
la presse. On disait de moi que j’étais le " nouveau Sinatra ", et que j’étais aussi
excitant qu’Elvis. C’était super, mais je savais que les journalistes peuvent être
perfides et superficiels. Un jour, ils vous encensent, la semaine d’après, ils vous
traînent dans la boue.
Plus tard, j’ai donné la veste noire que j’avais porté ce soir-là à Sammy Davis. Il m’a
dit qu’il ferait une imitation de moi sur scène et je lui ai dit : " Tu veux la porter pour
faire ton numéro ? " Il était ravi. J’adore Sammy. C’est un vrai show-man et un type
extra.
J’ai porté un seul gant, à la main droite, pendant des années. Bien avant " Thriller ".
Deux gants, c’est banal, mais un seul, c’est marrant, c’est différent, c’est la classe !
Pourtant, je ne me suis jamais préoccupé de mon " look " au point de le faire passer
avant le reste. Un artiste ne PENSE PAS à ces choses. C’est UNE MANIÈRE
D’ÊTRE bien dans sa peau, et ça se fait spontanément sans réfléchir. Ça faisait donc
bien longtemps que je portais un seul gant, quand tout le monde l’a découvert dans "
Thriller " en 1983. Je le portais déjà dans mes tournées, dans les années 70, et sur
la pochette de l’album live " Off The Wall ", qui a été fait au cours de mes tournées.
C’est tellement " show-business " ce gant ! J’adore le porter. Un jour par pure
coïncidence, j’ai porté un gant noir pendant la cérémonie des American Music
Awards, qui tombait par hasard le jour de l’anniversaire de Martin Luther King.
Bizarre comment les choses se produisent parfois.
J’admets que j’aime bien lancer des modes, mais je n’ai jamais pensé que le fait de
porter des socquettes blanches en serait une. Jusque-là, ça faisait vraiment boyscout,
de porter des socquettes blanches. C’était chouette dans les années 50, mais
dans les années 60 et 70, personne n’aurait voulu en porter pour tout l’or du monde.
C’était carrément ringard aux yeux de n’importe qui.
Mais moi, j’en ai toujours porté. Toujours. Mes frères disaient que c’était " nul ", mais
je m’en foutait complètement. Mon frère Jermaine piquait carrément sa crise et il se
plaignait à maman : " Maman, Michael a encore mis ses socquettes blanches. Fais
quelque chose. Parle-lui. "

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Ils avaient honte, ils me disaient que j’avais l’air complètement tarte, mais je les
portais quand même, et maintenant c’est complètement " branché ". Je crois que
Jermaine était tellement exaspéré par ces socquettes que je me demande si ce n’est
pas à cause de ça qu’elles sont devenues à la mode.
Quand " Thriller " est sorti, tout le monde s’est mis à porter des pantalons trop courts
qui laissent voir les chevilles.
Mon attitude est que si ça ne se fait pas, si un truc n’est pas à la mode, c’est
justement ça que je vais choisir.
Quand je suis à la maison, je m’habille n’importe comment. Je porte ce qui me tombe
sous la main. Ça m’arrive de passer des journées entières en pyjama. J’aime les
chemises en flanelle, les vieux pantalons et les vieux pulls, bref, les vêtements
simples.
Par contre, quand je sors, je m’habille avec les trucs les plus élégants, les plus
clinquants, les plus extravagants, alors que chez moi, et en studio, c’est n’importe
quoi. Je ne porte pas beaucoup de bijoux. Généralement aucun, parce que ça me
gêne. Parfois on m’en offre et je suis très touché par l’attention, mais je les range
dans un coin. On m’en a déjà volé quelques uns. Jackie Gleason m’avait donné une
très belle bague. Il l’avait retirée de son doigt et me l’avait donnée. On me l’a volée et
ça me fait de la peine. Mais ce qui compte pour moi, c’est le geste, et ce souvenir-là,
on ne peut pas me le prendre. La bague n’est qu’un objet matériel.
Ce qui me rend vraiment heureux, c’est de créer et de jouer sur une scène. Les
choses matérielles ne m’enchaînent pas. Je veux mettre toute mon âme dans ce que
je fais et que les gens aiment ça. C’est ce qui compte le plus pour moi, et c’est un
sentiment merveilleux. J’apprécie l’art pour cette raison.
Je suis un grand admirateur de Michel-Ange et de la manière dont il a mis son âme
dans son oeuvre. Il savait qu’il mourrait un jour, mais que son oeuvre lui survivrait. On
voit bien qu’il a peint la chapelle Sixtine avec son âme. Un jour, il a même décidé de
tout détruire et de tout recommencer parce qu’il voulait que ce soit parfait. Il disait : "
Quand le vin est aigre, il faut le jeter. "
Je peux regarder une peinture et me perdre dans cette contemplation. Le pathos,
l’intensité dramatique d’une oeuvre me font " partir ". Cette communication de l’artiste
et du public se fait par l’émotion. J’éprouve la même chose avec la photographie.
Une belle chose, émouvante, poignante peut dire autant que des centaines de
pages.
Comme je l’ai déjà dit, il y a eu beaucoup de changements dans ma vie après mon
passage au "Motown 25". Quarante-sept millions de spectateurs ont vu cette
émission, et une bonne partie d’entre eux ont acheté le disque " Thriller " peu après.
En automne 83, l’album s’est vendu à huit millions d’exemplaires, et il a pulvérisé
tous les records prévus après "Off The Wall". Puis Frank Dileo a dit qu’il aimerait
nous voir produire un autre clip.
Le prochain devait être " Thriller ". Le scénario de la chanson était suffisamment
ouvert pour donner un maximum de libertés à un bon réalisateur. Aussitôt la décision
prise, j’ai su qui je voulais engager. L’année précédente, j’avais vu un film d’horreur
qui s’appelait "An American Werewolf in London " et je savais que le réalisateur,
John Landis, serait parfait pour " Thriller ", puisque le même type de transformation
arrivait au héros de " Thriller ".
Nous avons donc contacté John Landis et il a accepté. Il a proposé un budget, et
nous nous sommes mis au travail. Les détails techniques de ce film étaient tellement
ahurissants que John Branca, mon avocat, et l’un de mes plus précieux conseillers,
me téléphona. Il travaillait avec moi pour " Off The Wall " et il m’avait aidé à déléguer
mes pouvoirs auprès de gens compétents depuis la sortie de " Thriller ". John
paniquait parce que le budget prévu au départ pour le clip de " Thriller " avait déjà
doublé. Comme je finançais ce projet moi-même, la dépense devenait préoccupante.
Mais John est arrivé avec une idée de génie. Il a suggéré qu’on fasse tourner une
vidéo, séparé du tournage du clip, et de la faire produire par quelqu’un d’autre.
C’était tellement évident qu’on s’est demandé pourquoi personne n’y avait pensé
avant. On était sûrs que ce documentaire serait passionnant, et qu’il permettrait
d’éponger une partie du dépassement de budget. John mit l’affaire sur pied en très
peu de temps. Il fit produire le documentaire par la chaîne de télé MTV et par une
autre station câblée, et Vestron diffusa le clip dès la sortie du disque " Thriller ".
Le succès du documentaire sur le tournage de " Thriller " a été un vrai choc pour
nous tous. Il y a eu environ un million de vidéo-cassettes vendues. Même
maintenant, c’est un record de vente pour les vidéo-cassettes.
Le film " Thriller " fut prêt vers la fin de 1983. On l’a sorti en février 84 et on a
commencé à le voir sur MTV. Epic a sorti le 45 tours de "Thriller " et les ventes ont
crevé le plafond. Selon les statistiques, la sortie du clip " Thriller " et du 45 tours a
déclenché 14 millions d’albums supplémentaires et de cassettes sur une période de
six mois. En 1984, nous vendions jusqu'à un million de disques par semaine.
Je suis encore sidéré par ces résultats. Quand nous avons terminé la campagne de
promo de " Thriller " un an plus tard, l’album avait été tiré à trente-deux millions
d’exemplaires. Aujourd’hui les ventes atteignent quarante millions. Un rêve devenu
réalité.
Au cours de cette période, j’ai changé mon équipe de management. Mon contrat
avec Weisner et Demann avait expiré en 1983. Mon père ne me représentait plus et
je cherchais d’autres gens. Un jour, à l’hôtel Beverly Hills, j’ai rendu visite à Frank
Dileo et je lui ai demandé s’il voulait quitter Epic et gérer ma carrière.
Frank me demanda un délai de réflexion. Je devais le rappeler le vendredi. Bien
entendu, je l’ai rappelé.
Le succès de " Thriller " m’est vraiment tombé dessus en 1984, quand l’album a reçu
un nombre impressionnant de récompenses de la part de l’American Music Awards
et des Grammy Awards. Je me souviens que j’étais dans un état de jubilation
délirante. Je sautais de joie et je dansais comme un fou dans la maison. Quand
l’album a reçu le titre de plus grande vente de l’histoire du disque de tous les temps,
je n’arrivais pas à le croire. Quincy Jones criait : " Champagne pour tout le monde ! "
Travailler aussi dur, donner autant de soi et réussir enfin ! Tous ceux qui avaient
travaillé sur l’album étaient au septième ciel. C’était merveilleux.
Je m’imaginais être comme un coureur
de marathon qui fait sauter le ruban sur
la ligne d’arrivée. Je me sentais comme
ce genre d’athlète, même si je ne suis
pas sportif. Je l’imaginais, ce
marathonien, quand sa poitrine touche
le ruban et que la foule hurle, souffre et
jouit avec lui de son triomphe.
Je m’identifie avec ces athlètes parce
que je sais combien l’entraînement est
difficile, ce qui rend le moment de
triomphe encore plus précieux. C’est
peut-être toute une vie de sacrifice qui
est sublimée dans ce court instant.
L’instant où il gagne. C’est vraiment une drogue puissante. Je suis capable de
comprendre cette sensation, parce que je l’ai éprouvée.
Une des conséquences du succès de " Thriller " est que je suis devenu la cible du
public. A cause de cela, j’ai décidé de mener une vie aussi privée que possible.
J’étais encore timide en public. Il faut vous rappeler que j’ai été un enfant-star et que
dans ce cas-là les gens refusent de vous voir grandir, changer, évoluer. Quand j’étais
célèbre, au début, j’avais un petit visage rond, poupon. Les rondeurs de l’enfance
sont parties quelques années après, quand j’ai changé de régime alimentaire. J’ai
cessé de manger du boeuf, du poulet, du porc et du poisson, ainsi que des aliments
qui font grossir. Je voulais être plus mince, vivre plus sainement, et mieux. Petit à
petit, j’ai perdu du poids, mon visage a changé et la presse m’a accusé de m’être fait
faire de la chirurgie plastique. Je reconnais que je me suis fait refaire le nez, comme
beaucoup de stars le font. Mais les journalistes ont comparé mes photos d’enfant et
d’adolescent avec les photos récentes. Sur les anciennes photos, j’avais un visage
rond et potelé, avec une coiffure afro et un mauvais éclairage. La photo récente
montrait un visage plus mûr. J’ai une coiffure complètement différente, un nez autre,
et mes récentes photos sont superbement éclairées. Ce n’est pas vraiment juste de
faire des comparaisons sur des documents aussi différents. Ils ont même prétendu
que je m’étais fait faire de la chirurgie des os du visage...je trouve ça aberrant et je
ne comprends même pas que l’on puisse inventer de telles histoires. C’est trop
injuste.
Judy Garland et Jean Harlow se sont fait refaire le nez et bien d’autres depuis. Mon
problème, c’est qu’on m’a connu enfant-star et les gens se sont habitués à ce visagelà.
Alors, une fois pour toutes, je le dis, je le maintiens, je ne me suis jamais fait
transformer les joues, ni les yeux. Je n’ai pas fait rétrécir ma bouche, ni blanchir ma
peau. Tout ceci est complètement ridicule. Si c’était vrai, je n’aurais aucune honte à
la dire, mais c’est faux. Je me suis fait refaire le nez deux fois, et récemment je me
suis fait faire une fossette sur le menton, mais c’est tout. Peu importe ce que les
autres diront..., c’est mon visage et c’est comme ça.
Je suis végétarien et, de ce fait, je suis beaucoup plus mince qu’avant. Je suis un
régime très strict depuis des années... Je me sens mieux que jamais, en meilleur
santé, j’ai plus d’énergie. Je ne comprends pas pourquoi la presse se soucie
tellement de mon aspect physique. En quoi mon visage a-t-il quoi que ce soit à voir
avec ma danse ou ma musique ?
L’autre jour, un homme m’a demandé si j’étais heureux. Et j’ai répondu : " Je ne
pense pas être complètement heureux. Je suis une des personnes les plus difficiles
à satisfaire, mais en même temps je suis conscient de tout ce que j’ai reçu et
j’apprécie au plus haut point l’amour de ma famille et de mes amis. "
Mais je suis toujours aussi embarrassé en public. La nuit où j’ai gagné huit American
Music Awards, je les ai reçus, le visage caché par des lunettes noires, devant toutes
les caméras de télé. Katharine Hepburn me téléphona pour me féliciter, mais elle me
passa un vrai savon à cause de mes lunettes noires. " Tes fans veulent voir tes yeux,
me dit-elle. Tu te défiles devant eux. "

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Le mois suivant, en février 1984, au " Grammy
Show ", " Thriller " reçut sept récompenses et apparemment devait en recevoir une
huitième. Toute la soirée, j’étais monté sur le podium et j’avais reçu mes
récompenses avec mes lunettes de soleil. Finalement, lorsque " Thriller " gagna le
prix du meilleur album, j’y suis allé, j’ai retiré mes lunettes, et j’ai regardé la caméra
bien en face en disant : " Katherine Hepburn, je le fais pour vous. " Je savais qu’elle
regardait la télé, et elle m’a vu. Il faut bien s’amuser de temps en temps.

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14 octobre 2009

L'envers du décor

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Un nouveau site s'est crée récemment sur Michael Jackson. Il a été créé par des personnes qui ont cotoyé Michael Jackson pendant des dizaines d'années et surtout pendant les derniers mois de sa vie. Ils ont pu assister aux dernières répétitions ainsi qu'à des vidéos justement en rapport avec ses mêmes concerts. Ils ont été choqués par l'apparence physique du chanteur ainsi que que par sa condition morale et ont essayé de faire bouger les choses mais on leur a barré la route. Aujourd'hui, ils parlent.

Ayant demandé et eu l'autorisation d'une de ces fans qui se trouvait avec lui ces derniers mois, de publier certains détails, dans les jours prochains, je vous mettrais en ligne, certains témoignages de ces personnes qui accompagnaient Michael les derniers jours de sa vie.

Ces gens se battent, et je soutiens cette initiative, pour que l'on nous dise enfin la vérité sur la raison de la mort de Michael.

Visitez le site en cliquant sue le lien suivant: http://www.this-is-not-it.com/

Au sujet du prochain film "This is it", voici ce que vous verrez et ce que vous ne verrez pas.

CE QUE VOUS VERREZ DANS LES IMAGES DU FILM

  • Vous verrez que Michael Jackson, à 50 ans, était encore un des plus grands danseurs et chanteurs de notre époque.
  • Vous le verrez répéter, se donner à fond, sourire, être heureux de pouvoir offrir ce show à ses fans et à ses enfants.
  • Vous verrez une équipe soudée, motivée, et déterminée à créer un show exceptionnel.
  • Vous verrez des effets spéciaux, des chorégraphies superbes, des créations graphiques inédites, des danseurs de 20 ans qui réalisent leur rêve d'enfant...

CE QUE VOUS NE VERREZ PAS DANS CES IMAGES

  • Ce que vous ne verrez sûrement pas dans ces images, c'est l'inquiétude de Michael Jackson.
  • Vous ne le verrez pas lorsqu'il affirme qu'il ne se sent pas capable de faire plus de 10 concerts, ni que les promoteurs ne lui laissent pas assez de jours de récupération entre les shows.
  • Vous ne le verrez pas lorsqu'il dit qu'il est tellement sous pression qu'il n'arrive plus à manger, qu'il n'arrive plus à dormir.
  • Vous ne le verrez pas répéter pendant plus de 10 heures d’affilé.
  • Vous ne le verrez pas non plus annuler certaines répétitions car il est trop épuisé.
  • Vous ne verrez pas le chorégraphe Travis Payne aller chercher Michael chez lui pour l'amener aux répétitions.
  • Vous ne verrez pas non plus Kenny Ortega, le metteur en scène du film et de la tournée, nourrir Michael Jackson lui même pour qu'il puisse reprendre quelques forces et donc, recommencer les répétitions. Vous ne verrez pas Michael Jackson avoir du mal à monter des escaliers.
  • Vous ne verrez pas non plus quelques personnes de son staff s'inquiéter pour lui, se demander pourquoi il ne tient plus debout et pourquoi personne ne dit rien. Non, vous ne verrez pas Kenny Ortega se plaindre et hurler que l'entourage de Michael Jackson ne lui livre pas l'artiste en "état de bon fonctionnement".
  • Vous ne verrez pas que Michael Jackson a perdu tellement de poids qu'il ne pèse plus que 49 kilos pour 1m78 le jour de sa mort.

Mais alors, comment, à 50 ans, peut il danser, chanter, et seulement tenir debout?

C'EST SIMPLE MAIS VOUS NE VERREZ PAS CETTE RÉPONSE DANS CES IMAGES..

  • Vous ne verrez pas son entourage le bourrer de médicaments. Des médicaments pour l'aider à tenir, des médicaments pour le destresser, des médicaments pour l'aider à dormir, des médicaments qui l'ont tué.
  • Non, vous ne verrez pas dans ce film que les promoteurs d'AEG, surtout Randy Phillips, Kenny Ortega, le manager Frank Dileo, ainsi que l'entourage de Michael Jackson, tous étaient plus préoccupés par l'argent qu'allait rapporter une tournée de 50 concerts, que par la santé d'un homme que l'on a épuisé jusqu'à la mort.

En juin 2005, des dizaines de personnes qui aimaient Michael Jackson plus que l'argent, ont essayé de lui venir en aide.
En vain..

Le 25 juin 2009, nous avons perdu l'un des artistes les plus talentueux, et le coeur de ses fans pleure à jamais.

Promoteurs, managers, avocats, industrie du disque... Tous ont caché la vérité pour leurs propres profits. Tous clamaient et clament encore qu'il était plus en forme qu'un homme de 20 ans.

Michael n'est plus là aujourd'hui, mais grâce à ce film, ces gens là continuent à profiter de cet homme et à se faire des millions de dollars, en diffusant au monde entier les dernières heures de la vie de Michael Jackson.

Cher public, chers fans, lorsque vous visionnerez ce film, rappelez vous de la souffrance qu'endurait Michael Jackson jour après jour, et demandez vous si tous ces gens présents autour de lui dans ce film, n'auraient pas du essayer de le sauver, plutôt que de le pousser jusque dans ses derniers retranchements, jusqu'à son dernier souffle.

N'oubliez pas, en visionnant les images de tous ces gens qui sourient, que le coeur de Michael Jackson s'est arrêté quelques heures après sa dernière répétition.

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12 octobre 2009

This is it: La chanson inédite

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Ce matin, les radios du monde entier diffusait la "nouvelle" chanson de Michael Jackson. Il s’agit, en fait, d’une reprise d’une chanson composée par Michael Jackson et Paul Anka . Elle s’intitule à l’origine “I never heard” (1991) et était interprétée par Safire.

Voici les paroles, qui sonnent comme un adieu.

One, Two, Three, Four

This is it, here I stand  (et voilà, me voilà)
I'm the light of the world, I feel grand (je suis la lumière du monde, je me sens Grand)
Got this love I can feel (j'ai reçu cet amour, je le ressens)
And I know yes for sure it is real (et oui je sais avec certitude qu'il est bel et bien sincère et réel)

And it feels as though I've seen your face a thousand times (et j'ai l'impression d'avoir vu ton visage des milliers de fois)
And you said you really know me too yourself (et tu me réponds que toi aussi tu me connais très bien)
And I know that you have got addicted with your eyes (et je vois dans tes yeux que tu es devenu accro)
But you say you gonna live it for yourself. (mais tu dis que tu veux vraiment vivre ça, pour toi même)

I never heard a single word about you (je n'ai jamais entendu le moindre mot sur toi)
Falling in love wasn't my plan (tomber amoureux n'était pas dans mes plans)
I never thought that I would be your lover (je n'ai jamais pensé que j'aurais pu être ton amant)
C'mon baby, just understand (allez bébé, comprends moi)

This is it, I can say, (et voilà, je peux le dire)
I'm the light of the world, run away [?] (je suis la lumière du monde, va-t'en...)
We can feel, this is real (nous pouvons le ressentir, c'est bien réel)
Every time I'm in love that I feel (à chaque fois c'est bien de l'amour que je ressens)

And I feel as though I've known you since a thousand years (et j'ai l'impression de te connaître depuis des milliers d'années)
And you tell me that you've seen my face before.  (et tu me dis que tu as déjà vu mon visage)
And you said to me you don't want me hanging around (et tu me dis que tu ne veux pas me voir trainer)
Many times, wanna do it here before (de très nombreuses fois, j'ai voulu le faire ici auparavant)

I never heard a single word about you (je n'ai jamais entendu le moindre mot sur toi)
Falling in love wasn't my plan (tomber amoureux n'était pas dans mes plans)
I never thought that I would be your lover (je n'ai jamais pensé pouvoir être ton amant)
C'mon baby, just understand (allez bébé, comprends moi)

This is it, I can feel (et voilà, je peux le ressentir)
I'm the light of the world, this is real (je suis la lumière du monde, c'est réel)
Feel my song, we can say (écoute et ressent ma chanson, nous pouvons le dire)
And I tell you I feel that way (et je te le dis : je ressent vraiment ça)

And I feel as though I've known you for a thousand years (et j'ai l'impression de te connaître depuis mille an)
And you said you want some of this yourself (et tu m'as dit que tu voudrais un peu de tout ça toi aussi)
And you said won't you go with me, on a while (et tu m'as dit " ne viendrais tu pas faire un tour avec moi, juste un instant ?")
And I know that it's really cool myself (et je sais très bien moi même que ça aurait été cool)

I never heard a single word about you (je n'ai jamais entendu un mot sur toi)
Falling in love wasn't my plan (tomber amoureux n'était pas dans mes plans)
I never thought that I would be your lover (je n'ai jamais pensé pouvoir être ton amant)
C'mon baby, just understand (allez bébé, comprends moi)

I never heard a single word about you (je n'ai jamais entendu un moi sur toi)
Falling in love wasn't my plan  (tomber amoureux n'était pas dans mes plans)
I never thought that I would be your lover (je n'ai jamais pensé pouvoir être ton amant)
C'mon baby, please understand (allez bébé, s'il te plait, comprends moi)

Et pour finir voilà la chanson:

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10 octobre 2009

This is it: Le single

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Le nouveau single de Michael Jackson devrait être diffusé lundi 12 octobre sur les radios du monde entier mais en exclusivité sur http://www.michaeljackson.com/ dès 6 heures du matin. Le titre se nomme This is it.

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23 septembre 2009

This is it - Le film: Toutes les infos

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Sony Music Entertainment vient d’annoncer que le single « This Is It » de Michael Jackson sera dévoilé le 12 Octobre 2009. D’un autre coté, un album double CD avec la musique du film « Michael Jackson’s This Is It » sortira le 26 Octobre 2009.

Le premier CD proposera en plus des versions originales des titres présents dans le film, deux versions du titre « This Is It ». Cette chanson sera présente à la fin du film et contient dans les choeurs, les voix des frères de Michael: The Jacksons.

Le second CD proposera des versions inédites de certaines chansons très connues de Michael Jackson. Ce CD contiendra également une version parlée du poême de Michael Jackson « Planet Earth » jamais publiée auparavant. Le double album sera accompagné d’un livret de 36 pages contenant des photos de Michael Jackson lors de ses répétitions.

Le poême Planet Earth :

Planet Earth, my home, my place
A capricious anomaly in the sea of space
Planet Earth are you just
Floating by, a cloud of dust
A minor globe, about to bust
A piece of metal bound to rust
A speck of matter in a mindless void
A lonely spacship, a large asteroid

Cold as a rock without a hue
Held together with a bit of glue
Something tells me this isn’t true
You are my swweetheart soft and blue
Do you care, have you a part
In the deepest emotions of my own heart
Tender with breezes caressing and whole
Alive with music, haunting my soul.

In my veins I’ve felt the mystery
Of corridors of time, books of hisotry
Life songs of ages throbbing in my blood
Have danced the rhythm of the tide and flood
Your misty clouds, your electric storm
Were turbulent tempests in my own form
I’ve licked the salt, the bitter, the sweet
Of every encounter, of passion, of heat
Your riotous color, your fragrance, your taste
Have thrilled my senses beyond all haste
In your beuaty, I’ve known the how
Of timeless bliss, this moment of now

Planet Earth are you just
Floating by, a cloud of dust
A minor globe, about to bust
A piece of metal bound to rust
A speck of matter in a mindless void
A lonely spacship, a large asteroid

Cold as a rock without a hue
Held together with a bit of glue
Something tells me this isn’t true
You are my swweetheart gentle and blue
Do you care, have you a part
In the deepest emotions of my own heart
Tender with breezes caressing and whole
Alive with music, haunting my soul.

Planet Earth, gentle and blue
With all my heart, I love you

RTL est désormais la radio partenaire officielle du film « Michael Jackson’s This Is It » en France. A cette occasion, Stéphane Boudsocq et Anthony Martin, les deux spécialistes musique sur RTL, seront tous les deux en direct de Los Angeles pour la première mondiale du film.

Ils couvriront le tapis rouge officiel et essairont d’obtenir des interviews de Kenny Ortega, voir de Janet Jackson. Tout cela sera à suivre en France dès 05h00 du matin dans la tranche info de RTL le 28 Octobre, date de la sortie du film en France. Ils reviendront ensuite sur l’évènement dans l’émission « Laissez-vous tenter ».

Enfin, le site officiel français sur le nouveau film de Michael Jackson est ouvert à cette adresse :

http://www.thisisit-lefilm.fr/

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Source: MJJPROcessor.com

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14 septembre 2009

MTV Video Music Awards: Hommage à Michael Jackson

La nuit dernière avait lieu la cérémonie des "MTV Video Music Awards". La cérémonie était entièrement consacré à Michael.

En ouverture Janet, la soeur de notre bien aimé Michael, lui a rendu hommage avec la chanson "Scream". Puis c'est Madonna qui lui a offert un discours. Le voici en intégralité.

"Michael Jackson est né en août 1958, tout comme moi. Michael Jackson a grandi dans le mid-ouest, tout comme moi. Michael Jackson a huit frères et soeurs, tout comme moi. A l’âge de six ans, il est devenu une star. A l’âge de six ans, j’ai perdu ma mère. Je n’ai jamais eu de mère et lui n’a jamais eu d’enfance. Et quand on vous prive de quelque chose, vous devenez obsédé par cette chose toute votre vie. J’ai grandi en recherchant une mère et parfois j’ai réussi, mais comment voulez-vous vous créer une enfance lorsque vous êtes sous le feu des projecteurs du monde, votre vie entière ? (…) Ça ne fait aucun doute que Michael Jackson était l’un des artistes les plus talentueux que le monde n’a jamais connu."

Sous les applaudissement de la foule et en particulier de la famille Jackson, présente pour l’événement, la Madone continue en décrivant à quel point la musique, la manière de bouger et les mots du Roi de la pop ont transformé le monde : "Non seulement l’inexplicable magie de sa musique vous donnait envie de danser, mais en plus elle vous donnait l’impression de pouvoir vous envoler, elle vous donnait le droit de rêver d’être ce que vous voulez être. Ça, c’est ce que font les héros et Michael Jackson était un héros."

"Il a chanté dans les plus grands endroits du monde, il a vendu des centaines de milliers d’albums, il a dîné avec des premiers-ministres et des présidents. Les femmes tombaient amoureuses de lui, les hommes tombaient amoureux de lui. Tout le monde voulait danser comme lui, il semblait venir d’un autre monde, mais il était aussi un humain. Comme la plupart des artistes il était triste et devait gérer ses insécurités. Je ne peux pas dire que nous ayons été de grands amis, mais en 1991 j’ai décidé que je voulais apprendre à mieux le connaître alors je l’ai invité à dîner, juste lui et moi. Il a accepté et est venu chez moi sans aucun garde du corps. Nous avons roulé avec ma voiture jusqu’à un restaurant. Il faisait sombre dehors, mais il gardait ses lunettes de soleil. Je lui ai dit : ‘Michael, j’ai l’impression de parler à la limousine, est-ce que tu peux enlever ces lunettes pour que je puisse voir tes yeux ?’ Il n’a rien dit pendant un instant et puis il a enlevé ses lunettes en me regardant avec un sourire et a dit : ‘Est-ce que tu peux me voir maintenant ? Est-ce que c’est mieux ?’ A ce moment là j’ai pu voir sa vulnérabilité autant que son charme. (…) Plus tard nous sommes revenus chez moi pour regarder un film, nous nous sommes allongés sur le canapé comme deux enfants. A un moment donné, il a approché sa main afin de saisir la mienne et j’ai ressenti qu’il recherchait une amie plus qu’un amour. J’étais heureuse de lui apporter cela. A ce moment là, il n’était plus une superstar, mais rien qu'un être humain. Nous sommes sortis ensemble quelques fois et puis, pour une raison ou pour une autre, nous nous sommes perdus de vue."

La star évoque ensuite la période durant laquelle Michael Jackson a du faire face à divers accusations, "marcher dans la rue en ayant l’impression que le monde entier nous tourne le dos, être incapable de se défendre tant les voix qui nous accusent sont plus fortes que la nôtre."

"Quand j’ai appris le décès de Michael, j’étais à Londres, à l’endroit même où il était censé faire son come back quelques jours plus tard. Tout ce que j’ai pensé à ce moment là c’était : ‘Je l’ai abandonné, nous l’avons abandonné. Nous avons laissé cette magnifique créature, qui a un jour enflammé le monde, glisser et s’enfoncer jusqu’à tomber. Alors qu’il était occupé à construire une famille et à reconstruire sa carrière, nous étions occupés à émettre des jugements. La plupart d’entre nous lui avons tourné le dos.’ A ce moment là je suis allée sur Internet et j’ai regardé ses clips et ses chansons et je me suis dis : 'Mon Dieu, il était si unique, si original, si rare et il n’y aura plus jamais quelqu’un comme lui. C’était un Roi.'"

Et d’ajouter, à la foule qui buvait littéralement ses paroles : "Mais c’était également un humain. Et comme nous sommes tous des humains, nous avons parfois besoin de perdre quelque chose avant de pouvoir l’apprécier à sa juste valeur."

Madonna termine ensuite sur une note positive en expliquant que ses fils Rocco et David, sont totalement fans de Michael Jackson et que les moonwalks sont monnaie courante à la maison. "Il semblerait que la nouvelle génération ait redécouvert ce génie et l’ait ramené à la vie. J’espère que, où que soit Michael en cet instant, ça le fait sourire. Oui, Michael Jackson était un être humain, mais c’était aussi un Roi. Longue vie au Roi !"

La fin de la cérémonie a été ponctué du "Trailer" du film "THIS IS IT", qui sortira en France le 28 octobre 2009, et tourne autour des dernières répétitions du Roi de la Pop. Le voici également.

Posté par mijac3 à 20:48 - Michael Jackson - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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